Mon Général, par ici la sortie

— 

Seul en son palais, « le Vieux » traîne ses charentaises, sans prendre la mesure des « événements » du dehors. Adieu de Gaulle, adieu se focalise sur l'intimité du Général durant ce mois de Mai 1968 qui a tout changé. Pierre Vernier, 77 ans lors du tournage, « comme lui en 68 », campe un de Gaulle has been et contrarié. « On a cherché l'homme caché derrière la statue du Commandeur », explique Laurent Herbiet. Pas d'action, peu de figurants et énormément de dialogues avec le loyal Pompidou (Didier Bezace), l'inquiétant Foccart (Jean-Marie ­Winling), alors qu'un ambitieux échalas nommé Chirac (Arnaud Ducret) fait ses armes aux Affaires sociales. Si les seconds rôles sont issus du réel, la plupart des dialogues sont de pures fictions. « On est curieux de la réaction des gardiens du temple, des derniers gaullistes, ajoute Laurent Herbiet. On a envoyé une copie du DVD au président Chirac. On attend sa réponse... » W

Maxime Robin

Adieu de Gaulle, adieu, à 20 h 45 sur Canal+.