Sans titre 320525

Anne Kerloc'h

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Un petit coup de mou, compensé par une relation durable avec certaines stations. Le média radio a perdu des auditeurs par rapport à la même période en 2008, selon l'étude dite « 126 000 » de Médiamétrie, avec près de 200 000 auditeurs en moins. Axel Duroux, président de RTL, y voit une mise à distance par rapport à la crise. « On a reproché aux médias d'être anxiogènes. Les tranches d'infos font de moins bonnes performances que l'humour. »

Plusieurs stations avaient cependant de quoi se réjouir. RTL, qui reste leader (12,3 d'audience cumulée, AC). Europe 1, pour ses 9,4 d'AC, soit 0,3 point en sus. Ou encore RMC (groupe NextRadio), qui exulte de ses 0, 7 point de bonus, pour un résultat de 6,7 d'AC. « Cela valide la solidité de notre stratégie, estime Frank Lanoux, directeur des programmes de NextRadio. Nous sommes une radio de débats, à forte interactivité. Nos auditeurs sont plus que des auditeurs, ils font l'antenne avec nous. »

Jean-Paul Cluzel, président de Radio France, dont le mandat n'a pas été renouvelé par Sarkozy, est également satisfait. « C'est une belle sortie, non ? Le groupe Radio France a progressé de 10 % en un an. » Pour lui, la prime est « aux généralistes qui ont travaillé leur côté incarné, comme France Inter avec de jeunes talents ». Inter qui gagne 15 minutes de durée d'écoute par jour.D'où vient la claque alors ? Des musicales, avec 815 000 auditeurs évaporés. Parmi les blessés : Virgin Radio (- 1,3 d'AC), Skyrock (- 0,5) ou Fun (- 0,2). Même si, selon Axel Duroux, « il n'y a pas de fatalité : RTL2 progresse ! Une radio à identité forte, en phase avec le public est un bon outil de promotion et d'information sur la musique. » Pour Christophe Sabot, directeur en charge des musicales du groupe NRJ, la clé est dans la refonte des stations, comme pour Nostalgie, « et l'adaptation aux nouveaux supports : iPhone, Blackberry, etc. » W