Pour le Conseil d'Etat, le temps de parole de Nicolas Sarkozy doit être compté

MEDIAS Le CSA a vu sa décision annulée, mais aura la charge de fixer les nouvelles règles...

J.M. avec agence

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Après une "rude" année 2008, Nicolas Sarkozy a prévenu les Français que de grandes difficultés les attendaient en 2009, tout en se disant déterminé à y "faire face" en poursuivant des réformes.
Après une "rude" année 2008, Nicolas Sarkozy a prévenu les Français que de grandes difficultés les attendaient en 2009, tout en se disant déterminé à y "faire face" en poursuivant des réformes. — AFP

Le CSA a commis «une erreur de droit». C'est l'explication qu'a donnée le Conseil d'Etat ce mercredi pour annuler la décision sur la prise en compte de la parole présidentielle rendue en octobre 2007. Saisie notamment par François Hollande, la haute juridiction administrative laisse cependant au Conseil supérieur de l'audiovisuel le soin de fixer de nouvelles règles.

«Le Conseil supérieur de l’audiovisuel ne peut, pour apprécier le respect du pluralisme, exclure par principe toute forme de prise en compte des interventions du Président de la République et de ses collaborateurs dans les médias audiovisuels», juge le Conseil d’État dans son communiqué.

Le PS met la pression au CSA

Le député PS Arnaud Montebourg a estimé que cette décision était «une victoire politique gagnée en justice». Dénonçant «le sectarisme du pouvoir qui a refusé de nous donner un rééquilibrage du temps de parole», il a appelé le CSA à «réorganiser le temps de parole entre deux parts égales : 50% pour la majorité, 50% pour l'opposition.»

«Je demande immédiatement rendez-vous au CSA pour connaître les conséquences qu'il va tirer de cette nouvelle jurisprudence", a réagi de son côté François Hollande. L'ancien patron du PS a jouté qu'il était désormais de «la responsabilité du CSA de prendre en compte les conséquences de cette décision».