Ségolène Royal, prise en photo avec Bruno Gaccio, gagne contre trois magazines

MEDIAS La responsable politique obtient 18.000 euros d'indemnité provisionnelle...

Avec agence

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 Segolène Royal le 7 mars 2009 à Argenteuil
 Segolène Royal le 7 mars 2009 à Argenteuil — CHAMUSSY/SIPA

«Voici», «Closer» et «France Dimanche» ont été condamnés en référé jeudi par le tribunal de Nanterre pour des numéros de novembre 2008 relatant, avec des photos, une prétendue relation entre Ségolène Royal et l'ex-auteur des Guignols, Bruno Gaccio.
 
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle avait assigné en référé les trois titres le 25 février, à la veille d'une polémique sur la diffusion par «Paris Match» de photos la montrant au bras d'un homme lors d'un récent séjour à Marbella, en Espagne.
 
«Elle a fait preuve d’une complaisance certaine»
 
Les trois décisions rendues jeudi matin condamnent les groupes Mondadori France («Closer») et Prisma Presse («Voici») à verser chacun d'entre eux 7.000 euros d'indemnité provisionnelle et 1.000 euros de frais de procédure. Le groupe Hachette Filipacchi («France Dimanche») se voit condamné à 4.000 euros d'indemnité provisionnelle et 1.000 euros de frais de procédure.
 
Ségolène Royal réclamait 10.000 euros d'indemnité et 5.000 euros de frais de procédure à chacun des magazines.
 
Tout en condamnant les trois titres, la juge des référés a relevé dans ses ordonnances que l'«étendue du préjudice» devait s'apprécier «à la mesure de la discrétion dont la demanderesse a entendu s'entourer» dans le passé.
 
Sur ce point, la décision visant «Voici» souligne ainsi que Ségolène Royal «a fait preuve d'une complaisance certaine à propos de tout ce qui touchait à sa vie privée et familiale».