« "Paris Match" doit garder son pouvoir d'attraction »

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Quelles évolutions a connues « Match » ?

De 1949 à 1976, Match, c'est la télé. Tout repose sur la photo, avec des unes légendaires. Entre 1968 et 1976, une mauvaise période : le texte prend le dessus. Puis une grande époque revient avec la couverture des faits divers et, par exemple, l'interview exclusive de Mesrine. Enfin, depuis 2005, le journal joue aussi sur les scoops « peopolitiques ».

Des exclusivités parfois monnayées, comme le mariage de Johnny ...

Oui, Johnny a eu le droit à une Harley. Mais Match a été le seul à pouvoir en faire 16 pages. Le but a toujours été de montrer ce qu'on ne voit pas ailleurs. Donc, dans un tout autre registre, Alain Genestar, même s'il a été évincé après avoir publié la photo de Cécilia et Richard Attias, a bien fait. Idem, la semaine dernière, pour la photo de Ségolène Royal accompagnée.

Quel avenir pour le titre ?

Il doit garder son pouvoir d'attraction. Comme lors de la publication, en septembre, des photos du commando de talibans à l'origine de l'embuscade mortelle contre les soldats français. Paris Match se vend à un certain prix (2,40 euros), il faut le justifier. ■ Recueilli par A. C.

*Patrick Mahé et son coauteur Jean Tardieu sont deux ex-rédacteurs en chef de « Match ».