Quand l'image évite les malentendus

— 

« Depuis Le pays des Sourds de Nicolas Philibert en 1992, il n'y avait pas eu de documentaires sur l'expérience de la surdité », explique Igor Ochronowicz. Coprésentateur avec Sandrine Herman de « L'oeil et la main », seule émission du PAF en langue des signes, il s'est donc réjoui lorsque la chaîne les a sollicités. Leur docu-fiction Sourds et malentendus adopte une forme particulière. « D'abord, souligne-t-il, plutôt qu'un regard extérieur sur un handicap, nous avons voulu témoigner d'une expérience personnelle. » En l'occurrence celle de Sandrine Herman, sourde, qui explique en langue des signes son parcours à l'écran. « Comme elle ne pouvait pas assurer la voix off, on a choisi, pour davantage mettre en images son histoire, d'insérer des scènes de fiction, qui reconstituent sa jeunesse. » L'ensemble se veut « un film militant, pour faire comprendre que le problème n'est pas médical, mais qu'il réside dans le partage d'expériences ». ■ A. C.

Ce soir à 20 h 35 sur France 5.