La télé soigne ses plateaux d'info à l'hôpital

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Bonnet plastique et arrière-plan de monitoring, le secret des émissions santé réussis ? Le 9 février, pour un dossier spécial du « 20 heures » de TF1, Laurence Ferrari évoluait en tenue stérile dans l'hôpital de Beauvais. Ce soir, c'est Béatrice Schönberg qui présentera en direct son émission « Ils font bouger la France » d'un plateau dressé dans un centre hospitalier parisien. « C'est un symbole fort, lance cette dernière. L'hôpital est un lieu de souffrance, de vie, cela donne une autre dimension à l'émission d'autant que nous ferons intervenir en plateau des membres du personnel soignant. » Pour Cédric Lussiez, directeur de la communication de la Fédération hospitalière française (FHF), « ce type d'opération, avec plateau intégré est rare. A ce jour, je n'ai eu qu'une nouvelle requête en plus de TF1 et France 2. En revanche, depuis deux mois, nous sommes submergés de demandes de tournage à l'hôpital. Pas une journée sans que je ne sois sollicité par des télés. »

Les raisons de cet engouement ? « La demande d'information du public, souligne Cédric Lussiez. On en est plein dans le vote de la loi « Hôpital, patients, santé et territoire », qui aura des conséquences majeures sur la vie quotidienne des Français. S'y ajoutent le vieillissement de la population et la médiatisation d'affaires dramatiques récentes où des patients sont morts à la suite d'erreurs humaines ou de défaut de prise en charge. » Si l'on peut désormais aller jusqu'à envisager des directs des murs blancs, c'est aussi, selon lui, que « la floraison de séries médicales rend l'univers plus familier ». L'hôpital est plus que jamais un lieu d'histoires. Donc de tournages... ■ Anne Kerloc'h

« Ils font bouger la France », ce soir à 20 h 35 sur France 2.