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Une « Caméra Café » d'un autre jus sur le web

Sur M6, ce soir à 22 h 40 pour une spéciale « Caméra Café : le grand retour » ; sur Paris Première, mercredi à 20 h 40, pour une autre spéciale ; en salles mercredi avec Le séminaire Caméra Café... sans compter une nouvelle saison, en mars sur M6. La...

Sur M6, ce soir à 22 h 40 pour une spéciale « Caméra Café : le grand retour » ; sur Paris Première, mercredi à 20 h 40, pour une autre spéciale ; en salles mercredi avec Le séminaire Caméra Café... sans compter une nouvelle saison, en mars sur M6. La série de Bruno Solo et Yvan Le Bolloc'h se prend, ces jours-ci, en dose extraforte. Un culte auquel sacrifie largement Internet, surtout sur le mode de la parodie. Des plus loufoques - comme « Camorra Café », une version pizza et mafia, ou encore ce détournement de la pub Nespresso avec George Clooney, dont les dialogues sont inspirés des meilleures vannes du duo aux plus élaborées. Certaines créations émanent même de professionnels.

En septembre dernier, le quotidien suisse Le Matin, désireux de créer le buzz à l'occasion de sa nouvelle formule a ainsi tourné un remake. Au début du sketch, Ariane Dayer, la vraie nouvelle rédactrice en chef, installe une caméra sur la machine « pour savoir ce qu'ils pensent de moi ». Défilent alors les non moins vrais journalistes de la rédaction, qui y vont tous de leur petit commentaire : ironique, machiste, bref, « Caméra Café ». « On a fait circuler le film sur Internet, en misant sur le côté culte de la série, et cela a fonctionné », explique Luc Petitfrère, responsable de l'opération. Le succès de la série est tel qu'elle qu'il agit comme une référence absolue des scènes de la vie de bureau, même si ce n'est pas le cas.

Pour préparer les élections prud'hommales, la CFTC avait diffusé une Web série, « Dark Elevator », où des salariés étaient coincés dans un « ascenseur social en panne ». « Tout le monde nous a parlé de "Caméra Café", souligne Jérôme Gogué-Meunier, directeur de la communication du syndicat. Mais on n'y avait pas pensé. L'image donnée par le représentant syndical incarné par Bruno Solo n'est pas franchement celle qu'on veut véhiculer. » De quoi amuser Bruno Solo, qui relativise l'engouement du Net. « C'est économiquement très facile à décliner, cela demande moins de moyens que de parodier "Kaamelott" ! » Il s'est réjoui de la lettre d'un boulanger parisien, qui lui a annoncé avoir réalisé deux épisodes de la série, à l'aide de personnages « en Lego » ! ■