Les jeux télé, ces grands perdants

A. C. - ©2008 20 minutes

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Trois fois recalé. Le directeur « intégration » de France Télévisions, Edouard Pellet, n'a jamais réussi à franchir les sélections des jeux de son propre groupe. Des tests qu'il a effectués sous son nom d'origine, algérien. « Je vais rencontrer tous les casteurs en janvier », s'exclame-t-il. De fait, l'étude du CSA ne recense que 9 % de personnes « actives » (hors public) « non blanches » dans ces programmes. « En plus, contrairement aux personnes à interviewer au JT, là, les chaînes ont le choix des participants », souligne Eric Macé. A voir. « Dès la sélection, il y a une sous-représentativité des personnes de couleur », note Bertrand Renard, présentateur des « Chiffres et des lettres ». Mais l'autocensure des aspirants candidats n'explique pas tout. En février, une casteuse du jeu « In ze boite » de Gulli avait demandé à un petit garçon prénommé Islam de changer son prénom s'il souhaitait participer.