Catherine Nayl: «Laurence Ferrari donnera une petite musique de l'info différente»

MEDIA La directrice de la rédaction indique ce qui va changer au JT de 20heures de TF1...

Recueilli par Anne Kerloc’h

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Le fauteuil de présentateur du 20h00 de TF1 sera occupé dès le 25 août par Laurence Ferrari, ancienne présentatrice de TF1 passée par Canal+.
Le fauteuil de présentateur du 20h00 de TF1 sera occupé dès le 25 août par Laurence Ferrari, ancienne présentatrice de TF1 passée par Canal+. — Valery Hache AFP/Archives

Alors que Laurence Ferrari s’apprête à présenter son premier JT, ce lundi soir sur TF1, Catherine Nayl, directrice de la rédaction, nous indique les évolutions de la formule. Interview.

Laurence Ferrari a déclaré dans «l’Express» vouloir changer le rythme du journal. Vous pouvez donner des détails?
Pour tenir le télespectateur jusqu'au bout, il faut hiérarchiser, choisir. Si on empile des sujets de une minute et demie, les uns à la suite des autres, on ne met rien en valeur. Nous ferons des focus, des dossier fouillés, mais aussi des sujet très courts, des sonores bien sentis... Cela donnera une petite musique de l'information un peu différente. Pour autant, nous n'allons pas nous transformer en JT américain! En plus, ils comportent 3 à 4 coupures pub. Ce qui est clair, c’est que Laurence, et toute l’équipe, a envie d’aller plus au fond des choses, de prendre du recul par rapport à l’actualité et de mettre plus en valeur les informations à  nous, de faire la différence. Nous comptons aussi montrer des expériences réussies, des hommes et des femmes qui veulent changer les choses et y arrivent. Tout ceci sera exploré, au fur et à mesure.

Allez-vous également changer le décor, la musique?
Notre plateau a été refait il y a peu de temps, nous n’allons pas le changer tout de suite. On va cependant mettre de petites touches, atténuer une couleur par exemple, la façon de faire passer les titres. Il n’y aura aucun changement brutal des codes.
Ce ne sera pas la révolution, le journal de TF1 est le résultat d'années d'expérience et de pragmatisme.

Laurence Ferrari affiche une volonté de collectif...
Je confirme! Depuis qu’elle est rentrée, elle a passé beaucoup de temps avec la rédaction, a installé son bureau sur un des plateaux de celle-ci. Un journal a besoin d’être incarné, mais il faut l’énergie de tous pour le faire, et Laurence est dans cette dynamique.

Dans quel état d’esprit êtes-vous, juste avant cette première?
On a déjà envie d’y être! C’est une nouvelle aventure... dans la continuité.