«Cette mise en cause de l'indépendance des médias est un fantasme!»

POLÉMIQUE e départ de PPDA de TF1 suscite des interrogations quant à l%u2019éventuel rôle de Nicolas Sarkozy sur cette décision. Réactions.

Valérie Zoydo
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Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle et Ministre de l'Intérieur est interviewé le 11 mars 2007 par Laurence Ferrari dans son émission «Dimanche Plus» sur Canal+
Nicolas Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle et Ministre de l'Intérieur est interviewé le 11 mars 2007 par Laurence Ferrari dans son émission «Dimanche Plus» sur Canal+ — D. FAGET / AFP

A la suite de la nomination de Laurence Ferrari, la polémique enfle sur une probable influence de Nicolas Sarkozy sur ce choix.

«Cette polémique est ridicule: ceux qui prétendent cela sont les même qui, pendant la présidentielle, disaient que PPDA étaient à la botte de Nicolas Sarkozy», dénonce à 20minutes.fr Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP. Et de poursuivre: «Cette mise en cause de l’indépendance des médias est un fantasme!»(ndlr: à ce sujet, on peut lire le blog de Charles Bremmer, correspondant du Times à Paris)

PPDA, impertinent ?

Martin Bouygues, ami proche du Président et parrain du «petit Louis» aurait lui-même pris cette décision. «On fait comme si TF1 et tous les groupes de médias constituaient la totalité des amis de Sarkozy. Cela revient à dire que les journalistes ne sont pas indépendants et ne font pas leur travail. Ce n’est pas respectueux pour les concernés. Il faut se mettre à la place de Laurence Ferrari…», ironise Frédéric Lefebvre.

Pourtant, Nicolas Sarkozy n’aurait pas apprécié l’impertinence de certains propos du présentateur du JT. Fin juin 2007, PPDA avait demandé au Président s'il n'était pas «excité comme un petit garçon qui est en train de rentrer dans la cour des grands».

Nicolas Sarkozy lui avait rétorqué: «Petit garçon, franchement à 52 ans, c'est parce que vous avez quelques mois de plus que moi que vous dites ça, Monsieur Poivre d'Arvor.»

Nicolas Sarkozy «a d'autres chats à fouetter que de se préoccuper» du choix du présentateur du journal de 20H de TF1, a déclaré de son côté ce mardi Dominique Paillé, secrétaire adjoint de l'UMP.