La hausse de la redevance redevient une solution pour Nicolas Sarkozy

Anne Kerloc'h - ©2008 20 minutes

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Des rebondissements à la chaîne. Jeudi, le site du Point annonçait que Nicolas Sarkozy n'était finalement pas opposé à une indexation sur l'inflation de la taxe audiovisuelle. Jusque-là, il avait exclu toute hausse, provoquant la démission des membres de l'opposition qui siégeaient à la commission Copé sur l'avenir de France Télévisions. Joint par 20 Minutes, Hervé Chabalier, fondateur de l'agence Capa et membre de la commission, s'est déclaré « content que Nicolas Sarkozy soit maintenant du même avis que la commission. La redevance, c'est le coeur du système. S'il n'est pas irrigué, l'audiovisuel public se nécrosera. Déjà, il est sous-financé depuis des années. »

Alors que la moyenne européenne est de 161 euros, la redevance française émarge à 116 euros. En cas d'indexation, elle pourrait augmenter d'un peu plus de 2 euros. Le producteur Nicolas Traube, également membre de la commission souligne : « L'indexation est un minimum... A force de diaboliser la redevance, les politiques ont réussi à dégoûter les Français de sa justesse. Mais si elle finance 80 % du service public aujourd'hui, pourquoi ne le ferait-elle pas à 100 % demain ? »