Deuxième jour de grève au «Monde»

Avec agence

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Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan.
Un tribunal de Barcelone a condamné le journal français Le Monde et un de ses journalistes à verser 300.000 euros de dommages et intérêts au FC Barcelone pour un article jugé diffamatoire qui évoquait des pratiques de dopage au sein du club de football catalan. — Stéphane de Sakutin AFP/Archives

Et de deux. Après un lundi de grève, les salariés du «Monde» entament une deuxième journée de grève ce jeudi, ce qui entraînera la non-parution du quotidien daté de vendredi (jeudi après-midi à Paris). Ils protestent contre le plan de redressement annoncé par la direction, qui prévoit 130 départs (pas tous volontaires) et la cession de plusieurs titres du groupe, dont «Les Cahiers du cinéma», «Danser» et des titres de Fleurus presse («Le Monde des ados», «Pirouette», «Je lis déjà», etc.)

«Un plan d’une brutalité sans précédent», jugent les salariés, qui craignent que les titres déficitaires du groupe ne trouvent pas racheteur et soient «purement et simplement mis en cessation d’activité, ce qui détruirait plus de 200 emplois supplémentaires», résume «Télérama», l’un des magazines du groupe qui s’est aussi mis en grève ce jeudi.

La réponse de la direction

Le directeur du groupe, Eric Fottorino, a cependant affirmé qu'il ne reviendrait ni sur les départs contraints, ni sur les cessions, soulignant que «Le Monde» était dans une «situation économique très fragile». Le groupe a accumulé 180 millions d'euros de pertes, dont 15 millions d'euros en 2007, a-t-il rappelé, avertissant que «si rien d'efficace n'est fait pour revenir à l'équilibre, ça se terminera au tribunal de commerce».