Quand les politiques dérapent, c'est la faute aux journalistes

Raphaëlle Baillot - ©2008 20 minutes

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La faute à la presse, excuse n° 1 pour ceux qui regrettent d'en avoir trop dit ? Hier, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a accusé Le Monde d'avoir « déformé » ses propos dans un article publié à midi. Sa sortie sur le « con­cours de lâcheté » de ses confrères UMP sur la question des OGM (lire p. 4) auraient été exagérés. Patrick Roger, le journaliste qui l'a interviewée mardi par téléphone, rétorque qu'« il n'y a pas une seule virgule à changer dans ce que j'ai retranscrit. Je comprends qu'elle m'ait remis en cause dans un contexte où elle jouait sa place, mais je rêve du jour où les hommes politiques assumeront leurs paroles ! »

Dernière reculade en date ? Celle de Rama Yade il y a cinq jours : la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme a démenti avoir déclaré au Monde que Nicolas Sarkozy irait à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques sous « trois conditions ». En février, c'est VSD qui a fait les frais d'Emmanuelle Mignon. La directrice de cabinet du Président de la république a nié avoir dit que les sectes étaient « un non-problème en France ».