Coup de gueule de Florence Foresti: «Les kiosquiers ne sont pas responsables des affiches pornos»

INTERVIEW Après le coup de gueule de Florence Foresti contre les affiches recouvrant les kiosques à journaux, « 20 Minutes » a demandé à leur propriétaire quelles étaient les règles à suivre…

Propos recueillis par Claire Barrois

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Un kiosque à journaux parisien.
Un kiosque à journaux parisien. — ALLILI MOURAD/SIPA

Qui n’a jamais discrètement reluqué les seins d’une playmate aux tétons recouverts d’une croix ? Qui n’a pas, un peu moins discrètement, parlé un peu plus fort que d’habitude pour détourner le regard d’un enfant de ladite playmate ? Difficile, à l’abord des kiosques à journaux, d’échapper aux affiches érotiques (si elles ne sont pas carrément pornographiques). Alors que Florence Foresti s’est interrogée sur leur nécessité sur son compte Instagram, 20 Minutes a demandé à Mediakiosk, le propriétaire des kiosques parisiens, pourquoi les femmes nues étaient incontournables sur leurs parois.

Qui est responsable des affiches de magazines que l’on voit sur les kiosques à journaux ?

Mediakiosk assure le financement de la fabrication des kiosques pour la ville de Paris, les entretient et les rénove. C’est un service gratuit, financé par les annonceurs, un peu sur le modèle des panneaux publicitaires JC Decaux. Ce ne sont donc pas les kiosquiers qui s’occupent de l’affichage.

Pourquoi voit-on aussi souvent des affiches de magazines érotiques ou pornographiques ?

En France, nous avons la chance d’avoir la liberté de la presse, qui nous oblige à afficher pour le compte d’éditeurs de presse quels qu’ils soient. Par le passé, nous avions refusé d’afficher des titres pornographiques, et avons été condamnés. Seule la préfecture de police peut refuser un affichage, pas nous.

Comprenez-vous que ça puisse choquer des gens ?

On fait en sorte de heurter le moins possible. C’est pour ça que les affiches sont en général en hauteur, ainsi que les titres à l’intérieur des kiosques, pour qu’ils ne soient pas visibles par les plus jeunes. Il y a aussi une réglementation pour ce type de publications.