«Cash investigation» visée par une plainte contre X pour «violation de domicile»

TELEVISION Selon le « JDD », le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne n’a pas apprécié de voir débarquer une équipe de l’émission de France 2 à son siège parisien…

F.R.

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La journaliste Elise Lucet présente «Cash investigation» sur France 2.
La journaliste Elise Lucet présente «Cash investigation» sur France 2. — SCHOUSBOE Charlotte - FTV

Mardi, France 2 diffusera à 21h un nouveau numéro de Cash investigation intitulé « L’eau, scandale de nos tuyaux ». Mais, avant même d’avoir été montrée à l’antenne, l’émission présentée par Elise Lucet fait l’objet d’une plainte a révélé le JDD samedi soir. Nos confrères avancent qu’une plainte contre X pour violation de domicile a été déposée, le 26 février, au nom du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap).

Elle concerne des faits qui se sont déroulés le 14 février au matin. Des techniciens et des journalistes de Cash investigation, parmi lesquels se trouvait Elise Lucet, sont entrés dans le hall du siège parisien du Siaap. L’équipe n’ayant pu rencontrer de dirigeant, elle aurait remis un tract au personnel.

« Aucune échauffourée ni voie de fait »

« Cette impressionnante irruption en force d’une équipe d’une dizaine de personnes, caméras ouvertes, suivie de la distribution d’un questionnaire quasi policier à des agents qui n’étaient pas en mesure d’y apporter des réponses constitue de singulières méthodes journalistiques de recueil d’information », affirme la plainte retranscrite par le JDD, qui évoque aussi le « maintien dans les locaux et le filmage des personnes à l’accueil ». Pour les plaignants, cela constituerait une contrainte passible d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende.

Premières Lignes, la société qui produit Cash investigation, nie « toute forme de contrainte », note qu’il n’y a eu « aucune échauffourée ni voie de fait », et déclare que les demandes d’autorisation de tournage et d’entretiens ont été formulées dans les règles auprès de la Siaap, en vain. Un responsable de Premières Lignes voit dans cette démarche « une forme d’intimidation » et s’étonne « d’une plainte contre un sujet qui n’est pas encore diffusé ».