Affaire Jeremstar: Le chroniqueur visé par une plainte pour complicité d’agression sexuelle sur mineur

JUSTICE «J’aimerais dire une bonne fois pour toutes que le «JeremstarGate» n’existe pas. Le «CardonnaGate» existe», explique le blogueur…

H. B. avec AFP

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Jeremstar ne s'est plus exprimé depuis la publication d'un communiqué le 17 janvier.
Jeremstar ne s'est plus exprimé depuis la publication d'un communiqué le 17 janvier. — BALTEL / SIPA

Le JeremstarGate prend une tournure judiciaire. Une plainte a été envoyée ce lundi à Nîmes pour « viol sur mineur » à l’encontre de Pascal Cardonna, proche du chroniqueur TV et personnalité des réseaux sociaux Jeremstar, qui est également visé dans cette procédure, a indiqué ce mardi l’avocat toulousain du plaignant.

« Un jeune étudiant en droit de 18 ans a dénoncé des faits graves dont il a été victime » lorsqu’il était mineur, a indiqué Me Kamel Benamghar, précisant qu’il avait déposé plainte par courrier auprès du procureur de Nîmes. Cette plainte contre Pascal Cardonna, un cadre nîmois de France Bleu, dénonce des faits de « viol aggravé », « corruption de mineur », « agression sexuelle » et « recours à la prostitution ». Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, est également accusé de complicité, a précisé l’avocat.

D’autres personnes « dénoncent des faits de même ressort »

Selon l'Obs auquel le jeune homme s’est confié, les faits se sont déroulés le 16 février 2016 lors d’une soirée, à laquelle participait Jeremstar, dans la villa de Pascal Cardonna dans les environs de Nîmes. Le jeune plaignant affirme avoir été drogué lors de la soirée puis de s’être réveillé le lendemain dans le lit de Pascal Cardonna, alors qu’il avait tenté de l’éconduire à plusieurs reprises au cours de la soirée.

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Selon Me Benamghar, son client a d’abord essayé de dénoncer ces faits alors qu’il était encore mineur « autrement que devant les autorités constituées », principalement à travers les réseaux sociaux, avant de venir le voir avec des « éléments importants et concordants ». « J’ai reçu d’autres personnes » qui « dénoncent des faits de même ressort », a par ailleurs déclaré Me Benamghar, qui étudie la possibilité d’autres plaintes.

« Je suis innocent, je suis à bout », clame Jeremstar

Ce mardi soir, le blogueur a publié un nouveau communiqué dans lequel il se défend. « Je suis innocent. Je suis à bout […] J’aimerais dire une bonne fois pour toutes que le "JeremstarGate" n’existe pas. Le "CardonnaGate" existe. Aucun doute n’est possible à ce sujet désormais, mais c’est à la justice de se prononcer », explique-t-il.

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« Au point où j’en suis, je compte les heures qui me séparent de mon prochain rendez-vous avec les forces de l’ordre », dit-il encore. « Idem pour celles qui me séparent d’un tribunal professionnel, qui m’entendra enfin et me libérera sûrement des horreurs que je ne supporte plus d’entendre », ajoute Jeremstar. Selon son avocate, Aude Weill-Raynal, le chroniqueur​ a déposé mardi l

a dernière de ses trois plaintes pour dénonciation calomnieuse et diffamation.

De son côté, Pascal Cardonna a dénoncé des « attaques diffamatoires et mensongères ». Il a indiqué avoir lui aussi déposé plainte « pour diffamation et atteinte à la vie privée » auprès du procureur de la République de Nîmes.

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L’affaire avait démarré mi-janvier avec une avalanche de tweets présentant notamment une vidéo à caractère sexuel où apparaissent Jeremstar et des extraits de conversations privées, relayant des accusations graves de détournement de mineur contre Pascal Cardonna. Le parquet de Paris a ouvert mercredi dernier une enquête pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » après ces publications.