VIDEO. Brigitte Lahaie s'excuse... et clarifie ses propos sur le viol

POLEMIQUE L'anciennce actrice porno et animatrice radio a craqué et éclaté en sanglots sur le plateau de TV5Monde...

V. J.
— 
Brigitte Lahaie, photographiée à paris le 7 mars 2016.
Brigitte Lahaie, photographiée à paris le 7 mars 2016. — AFP

En plein débat sur les violences faites aux femmes et « la liberté d'importuner » mise en avant par la tribune du Monde, Brigitte Lahaie, signataire, avait lancé à une Caroline De Haas restée sans voix :  « On peut jouir lors d’un viol, je vous signale. »

>> A lire aussi : Face à Caroline De Haas, Brigitte Lahaie affirme que l'on «peut jouir lors d'un viol»

Des propos qui ont provoqué un tollé et poussé l’ancienne actrice porno et animatrice radio à s’excuser. Enfin, en quelque sorte…

Si c’est comme ça que le monde marche, je présente mes excuses »

« Je regrette que cela ait été mal compris et sorti de son contexte, explique-t-elle dans l'émission L'invité qui sera diffusée ce vendredi à 18h30 sur TV5 Monde. J’aurais peut-être dû ajouter « malheureusement ». « Ce que je voulais dire, parce que je connais par cœur les questions de sexualité, c’est que parfois, le corps et l’esprit ne coïncident pas », précise-t-elle.

>> Tribune pour une «liberté d’importuner»: «A chaque fois qu’il y a une révolution féministe, on crie «danger»»

« Je peux regretter cette phrase parce que je n’ai pas vécu une journée très agréable. Mais est-ce que je peux regretter de dire les choses telles qu’elles sont ? Evidemment que je ne l’ai pas dit pour blesser. On dit quelque chose, c’est repris par les réseaux sociaux, on est lynché, et il faut faire des excuses. Si c’est comme ça que le monde marche, alors je présente mes excuses », répond enfin Brigitte Lahaie, à qui l’animateur Patrick Simonin vient de demander si elle regrette ses propos.

« Quand on est incomprise à ce point, ça fait mal »

Puis, lorsque l’animateur de TV5Monde lui demande si elle est blessée par toutes ces attaques, Brigitte Lahaie craque et éclate en sanglots : « Je crois que ça se voit. Je suis surtout une femme. qui a souffert dans sa chair et qui depuis trente ans aide les femmes à se libérer. Quand on est incomprise à ce point, c’est vrai que ça fait mal ».

>> Tribune du «Monde»: Des féministes accusent les 100 signataires de «mépriser» les victimes