Audiovisuel public: Emmanuel Macron veut lancer un «grand travail de réflexion» en 2018

POLITIQUE Dans son interview accordée à Laurent Delahousse, Emmanuel Macron a déclaré que l’audiovisuel public ne répondait « pas totalement » à ses missions…

20 Minutes avec AFP

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L'interview d'Emmanuel Macron par Laurent Delahousse, diffusée le 17 décembre 2017 sur France 2.
L'interview d'Emmanuel Macron par Laurent Delahousse, diffusée le 17 décembre 2017 sur France 2. — Capture d'écran France 2

Il y a quelques jours, L’Express écrivait qu’ Emmanuel Macron aurait qualifié l’audiovisuel public de « honte de la République ». Des propos réfutés ensuite par l’entourage du président.

Cependant, au cours de l’interview accordée à Laurent Delahousse et diffusée dimanche sur France 2, il a estimé que l’audiovisuel public ne répondait « pas totalement » à ses missions de service public, comme par exemple la formation des jeunes. «Il y a des contenus qu’on est dans le droit d’attendre », a-t-il affirmé.

« L’audiovisuel public français, c’est de très loin, pour l’Etat, le premier budget de la culture, donc il y a de l’argent, a avancé Emmanuel Macron. Simplement, est-ce qu’on le met au bon endroit et est-ce qu’on a surtout l’organisation collective la plus pertinente ? »

« Les usages sont en train de changer »

Aussi le président de la République a confirmé sa volonté de lancer en 2018 un « grand travail de réflexion » sur l’audiovisuel public. Cette réflexion serait menée par des acteurs de l’audiovisuel public, des parlementaires et des professionnels du secteur.

« Les usages sont en train de changer », a insisté Emmanuel Macron, surtout chez les jeunes qui regardent beaucoup moins la télévision. Et de déplorer : « [L’audiovisuel public] n’a pas suivi ce changement, notre régulation non plus au demeurant. »

Les patrons de l’audiovisuel public doivent présenter des propositions à la ministre de la Culture Françoise Nyssen le 21 décembre. Elle remettra ensuite ses recommandations à l’exécutif en janvier, en vue d’une décision en février ou mars. En novembre, des fuites dans la presse sur des « pistes de travail » émanant du ministère de la Culture, avaient fait l’effet d’une bombe. Il était question entre autres d’un « rapprochement » entre France Télévisions et Radio France et de la suppression de France Ô.