Double ration de suspense municipal sur France 2

Raphaëlle Baillot - ©2008 20 minutes

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Le suspense municipal n'aura pas porté uniquement sur les scrutins, hier sur France 2. Il a fallu attendre dix minutes avant la prise d'antenne de la soirée électorale, peu après 19 h, pour être sûr... qu'elle aurait bien lieu ! Elle était mise en cause par un mouvement de grève des personnels techniques de la chaîne, lancé par le syndicat SNPCA-CGC.

Dans leur ligne de mire ? La réforme de France Télévisions annoncée en décembre par le président Carolis : huit chantiers sont en cours pour trouver des synergies entre les chaînes et faire des économies. « Nous sommes soulagés que la soirée ait lieu, se réjouit Arlette Chabot, directrice de la rédaction de France 2, jointe hier soir par téléphone. Les techniciens ont montré un grand sens des responsabilités en décidant de travailler malgré leurs revendications. Car les téléspectateurs n'auraient pas compris que France 2 n'assure pas sa mission d'information un soir d'élection. Les syndicats ont obtenu l'assurance qu'ils pourraient rediscuter la réforme cette semaine. »

Les longues négociations de dimanche ont malgré tout transparu à l'antenne, où flottait un air de dernier moment : à 19 h 17, c'est sans prompteur et peu maquillé que Laurent Delahousse a égrené les titres d'un journal raccourci. Sur la spéciale élections, le professionnalisme d'Elise Lucet et de David Pujadas ne masquait pas complètement quelques couacs. Ainsi, des reportages tournés dans les grandes villes, à Bordeaux par exemple, étaient ponctués de grands silences : le temps avait manqué pour y ajouter les commentaires des journalistes. Mais pour l'essentiel, les meubles sont saufs... ou presque, car reste un événement inédit pour un dimanche électoral. A 13 h... point de « 13 heures ». Le journal , qui aurait dû être à l'antenne à une heure où les discussions n'étaient pas terminées, a été squeezé et remplacé par un « Grand Zapping de l'humour ». Moyennement marrant.