La soirée électorale maintenue à France 2 malgré la grève

MEDIAS C'est ce qu'a affirmé la direction de France Télévisions...

Avec agence

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La ministre de la Communication, Christine Albanel, avait indiqué en septembre qu'une nouvelle coupure publicitaire pour France Télévisions "pouvait avoir des conséquences sur l'ensemble du marché" jugé "fragile". Elle avait ajouté qu'il y aurait "certainement une réflexion globale" sur le sujet pouvant conduire "à des modifications importantes en 2008".
La ministre de la Communication, Christine Albanel, avait indiqué en septembre qu'une nouvelle coupure publicitaire pour France Télévisions "pouvait avoir des conséquences sur l'ensemble du marché" jugé "fragile". Elle avait ajouté qu'il y aurait "certainement une réflexion globale" sur le sujet pouvant conduire "à des modifications importantes en 2008". — Jean Ayissi AFP/Archives
La soirée électorale de France 2, menacée par un mouvement de grève d'une partie du personnel technique, «est maintenue», a affirmé ce dimanche la direction de France Télévisions.

Un peu plus tôt, Jean-François Téaldi, secrétaire général du SNJ-CGT de France Télévisions, avait estimé que cette grève était le fait d'un «syndicat ultraminoritaire», le SNPCA-CGC, qui mène une «action surréaliste».

«Il est scandaleux que dans le contexte actuel où se joue la pérennité du service public de l'audiovisuel, un syndicat ultraminoritaire soit en capacité de mettre en l'air une soirée électorale», a-t-il estimé.

«Vider les chaînes de leurs salariés»

A l'appel du SNPCA (Syndicat national des personnels de la communication et de l'audiovisuel)-CGC, un mouvement de grève a empêché ce dimanche la diffusion du journal de 13h de France 2. Des négociations entre la direction de France Télévisions et le SNPCA-CGC ont eu lieu, a indiqué la direction de France 2.

Le SNPCA-CGC avait déposé, seul, fin février, un préavis de grève à durée indéterminée à partir du 9 mars pour protester contre les projets de réorganisation à France Télévisions. Le syndicat demande «le retrait» de cette réforme qui n'a pour but, selon lui, «que de vider les chaînes de leurs salariés». Jean-François Téaldi, cette action ne vise pas en revanche la réforme du financement de l'audiovisuel public, lancée par Nicolas Sarkozy au début de l'année.