«ONPC»: Marlène Schiappa adresse un signalement au CSA après la séquence entre Christine Angot et Sandrine Rousseau

DÉNONCIATION La secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes a réagi à la séquence polémique de samedi soir...

Maria Aït Ouariane
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Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, sortant l'Elysée le 22 juin 2017.
Marlène Schiappa, Secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, sortant l'Elysée le 22 juin 2017. — VILLARD/SIPA

La séquence ne cessera pas de sitôt de faire parler d’elle.

Samedi était invitée Sandrine Rousseau sur le plateau d’On N’est Pas Couché, ex-cadre d’Europe Ecologie – Les Verts, qui présentait son livre dans lequel elle relate l’agression sexuelle dont elle a été victime. Son échange houleux avec Christine Angot et l’attaque subie par Yann Moix a provoqué un raz de marée sur les réseaux sociaux.

On parle désormais d’une véritable agression, qui n’a pas manqué de faire réagir Marlène Schiappa.

Comme l’a révélé France Inter, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a lancé un appel au CSA dans lequel elle somme Olivier Schrameck, le président, dans un communiqué officiel, « d’exercer une vigilance toute particulière sur les traitements de ces violences dans les programmes d’information et les émissions de divertissement afin de garantir, en toutes circonstances, le respect de la parole et de la dignité des victimes ». Un tel signalement donne à l’affaire une tout autre dimension car c’est à travers la parole du gouvernement lui-même qu’une dénonciation est ainsi faite.



Pour la ministre ce n’est pas « digne du combat » mené 

Marlène Schiappa a d’abord dénoncé la séquence en elle-même en affirmant qu'« à l’heure où 84.000 viols sont commis chaque année en France, et où seulement 1 % des agresseurs font l’objet d’une condamnation, il est éminemment regrettable qu’une victime ayant le courage de briser le silence autour des violences sexuelles soit ainsi publiquement humiliée et mise en accusation. » La secrétaire d’Etat a ensuite attaqué France Télévisions en pointant du doigt le fait que « l’accueil de la parole des victimes dans les émissions de divertissement n’est pas digne du combat qu’elles mènent pour que cessent ces violences sexistes et sexuelles ». Citant le théoricien Guy Debord qui estimait que le « spectacle » était tout d’abord un « rapport social entre des personnes médiatisées par des images » elle rappelle le rôle fondamental du CSA de lutter contre les « stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples ».

Une sanction du CSA est très attendu 

De nombreux spectateurs avaient déjà interpellé le CSA sur cette séquence, qui a confirmé à LCI avoir reçu « un millier de saisines » en ajoutant également que la plainte sera « prochainement étudiée », chose que Marlène Schiappa souhaite vivement : « Je vous serais reconnaissante de m’indiquer si, au regard de la gravité des faits, le Conseil entend engager une procédure d’instruction relative à la séquence ».