Finalement, «un petit peu de pub» pour France Télévisions?

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Un brevet déposé en 1986 par les chercheurs du commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble sur les écrans plats est, selon un responsable, en train de rapporter gros, trois industriels japonais ayant reconnu avoir utilisé le procédé protégé et décidé de prendre une licence.
Un brevet déposé en 1986 par les chercheurs du commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Grenoble sur les écrans plats est, selon un responsable, en train de rapporter gros, trois industriels japonais ayant reconnu avoir utilisé le procédé protégé et décidé de prendre une licence. — Jean-Pierre Muller AFP/Archives

«Est-ce que c'est pas du tout de publicité ou un petit peu? Tout ça doit être réfléchi». Jean-François Copé, qui doit présider une commission sur une «nouvelle télévision publique», va-t-il revenir sur la décision de supprimer la publicité de l’audiovisuel public annoncée par Nicolas Sarkozy en début d’année? Et si la pub n’était supprimée, «comme en Allemagne, (…) qu'en prime time, au moment où elle est la plus "douloureuse" pour les téléspectateurs», suggère Michel Drucker dans une interview au «Monde»?

Quatre orientations

Quelques jours après la grève de Radio France et France Télévisions, Copé a esquissé dimanche quatre «orientations» de travail pour combler le manque à gagner de 1,2 milliard d’euros d’un service public sans pub.

D’abord «réfléchir au nouveau contrat de service public, sur les contenus, les programmes pour chaque chaîne», a déclaré le patron des députés UMP dans «Tribune», l'émission de BFM-Dailymotion.


LA TRIBUNE JF COPE
envoyé par BFM

Deuxième «orientation» de travail: «Tout ce qui touche au modèle économique, au financement, une réflexion de fond».

Les deux dernières «orientations» de travail seront «l'organisation du service public» et «la diversification, les nouvelles technologies». «A l'heure de la télévision mobile personnelle et des podcasts, les jeunes consomment moins de télé que leurs aînés, précise-t-on au cabinet de Christine Albanel, ministre de la Culture. Et quand ils le font, c'est de façon délinéarisée. C'est-à-dire en picorant des programmes à la demande. Il ne faut pas oublier de penser cette réforme dans cette optique.»

Mission «très difficile»

«C'est un secteur économique qui n'a pas été réformé depuis le milieu des années 1980, donc on voit bien qu'il doit être réformé», a lancé Copé avant de souligner que sa mission était «très difficile». La composition de la commission, qui doit accueillir autant de parlementaires que de professionnels, n'est «pas encore tout à fait finalisée», a-t-il indiqué. Nicolas Sarkozy devrait le faire ce mardi. «L'occasion pour le président de la République de fixer le cap de ce qu'il souhaite», a rappelé Jean-François Copé. La commission doit rendre ses conclusions avant la fin du mois de mai et décider quel financement du service public sera retenu.

L’idée d’une taxe sur les nouvelles technologies est encore d’actualité, même si l’on ne sait toujours pas qui cela pourrait concerner.
«Plusieurs scénarios sont envisagés, explique le ministère de la Culture. Soit on fera plusieurs petites taxes sur plusieurs secteurs de consommation, notamment sur le matériel électronique high-tech; soit on fera une ou deux taxes plus importantes sur les télécoms par exemple, qui génèrent un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros.»