«Pas d'amalgame!»: «Charlie Hebdo» réagit à sa dernière une polémique

PRESSE La une du journal sur l'attentat de Barcelone avait été accusée d’inciter à la haine anti-musulman...

V. J.

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Extrait du «Charlie Hebdo» du 30 août 2017
Extrait du «Charlie Hebdo» du 30 août 2017 — Charlie Hebdo

Avec sa une « Islam, religion de paix… Eternelle ! », à la suite de l’attentat de Barcelone, Charlie Hebdo avait été critiqué sur les réseaux sociaux, et accusé de faire l’amalgame entre islam et terrorisme. Le journal satirique a décidé de répondre dans son édition de la semaine, avec une double page « Religion et violence : Arrêtons l’amalgame », composée de dessins, de messages et menaces reçus sur Facebook et d’un édito de Riss, son directeur de la rédaction.

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«Le Coran n’a pas le monopole de la violence »

« C’est pas la Saint-Barthélemy, c’est la fête des voisins. C’est pas une lapidation, c’est un massage à la pierre chaude. » Dans une série de dessins, Charlie Hebdo renvoie dos à dos toutes « les religions de paix » violentes. « Le Coran n’a pas le monopole de la violence, écrit Riss. Contrairement à une idée répandue, le Christ ne s’est pas contenté de prononcer des paroles d’amour et de paix. Le christianisme fut lui aussi, à une époque, une "religion de paix… éternelle." » Et de citer un extrait de la Bible : « "N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive" (Matthieu 10, 34) ».

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« Des phrases toutes faites pour verrouiller le débat »

Selon Riss, « on n’ose plus rien penser sur la religion en général, et l’islam en particulier. Il n’y a plus rien à penser, car on nous a fourni des phrases toutes faites, comme "l’islam est une religion de paix", conçues pour verrouiller tout débat ». Evoquant les appels au meurtre contre Charlie Hebdo publiés « sans aucune honte » sur les réseaux sociaux, il conclut : « Les frères Kouachi n’ont pas réussi à détruire Charlie, mais ils sont parvenus à faire passer leur message dans la société française : craignez Dieu ou mourez. L’air de rien, la pensée en France semble de moins en moins influencée par Voltaire ou Hugo, mais de plus en plus par les deux tueurs du 7 janvier. »