Venezuela: Un journaliste du «Monde» refoulé à son arrivée

EXPULSION Les autorités vénézuéliennes invoquent une absence de visa de travail...

20 Minutes avec AFP

— 

Google maps - Venezuela
Google maps - Venezuela — Google Maps

Un journaliste du quotidien français Le Monde a été refoulé mercredi à son arrivée à Caracas, les autorités vénézuéliennes invoquant une absence de visa de travail, a dénoncé Provea, une ONG des droits de l’homme. « Le gouvernement a refusé d’accréditer le journaliste du Monde, Paulo Paranagua et l’a expulsé du pays », a indiqué l’organisation vénézuélienne non gouvernementale sur son compte Twitter.

Le reporter serait sur une « liste noire »

Le coordinateur général de l’ONG, Rafael Uzcátegui, a indiqué que Paulo Paranagua, de nationalité brésilienne, avait tenté de demander un permis de travail avant de se rendre à Caracas, mais « il n’a pas reçu de réponse » à ses différentes demandes, selon lui. Rafael Uzcátegui estime que le reporter est sur une liste noire des autorités qui ont « criminalisé son travail de journaliste » à la suite de précédents reportages effectués au Venezuela.

L’ONG affirme que Paulo Paranagua a indiqué bien se porter en embarquant sur un avion d’Iberia, dont elle n’a pas précisé la destination. Les vols de la compagnie au départ de Caracas ont habituellement pour destination Madrid. Depuis le 1er avril, le Venezuela est en proie à une vague de protestations, contre le très impopulaire président socialiste Nicolas Maduro. Ces manifestations ont déjà fait 77 morts et plus d’un millier de blessés.

>> A lire aussi : Trois morts supplémentaires dans des manifestations anti-Maduro

400 reporters agressés depuis le début des manifestations

Les journalistes étrangers doivent demander, auprès du ministère de la Communication et de l’Information, une autorisation afin de travailler dans le pays. Le gouvernement a déjà arrêté et expulsé plusieurs correspondants étrangers. Mardi à Caracas, des centaines de reporters vénézuéliens ont manifesté afin de dénoncer, à l’occasion de la Journée du journaliste, les agressions dont ils sont victimes de la part des forces de l’ordre, depuis le 1er avril. Selon des représentants de la profession, près de 400 reporters ont été agressés depuis le début des manifestations. La plupart de ces agressions sont le fait de militaires et de policiers, selon eux.