Retour à la case départ pour un navire en perdition

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Le directeur du Monde, Eric Fottorino, qui a démissionné du directoire du groupe, a rejeté jeudi la responsabilité de la crise sur le président de la Société des rédacteurs (SRM, actionnaire de référence), dans une déclaration sur France Inter, et l'a accusé de jouer les "pompiers-pyromanes".
Le directeur du Monde, Eric Fottorino, qui a démissionné du directoire du groupe, a rejeté jeudi la responsabilité de la crise sur le président de la Société des rédacteurs (SRM, actionnaire de référence), dans une déclaration sur France Inter, et l'a accusé de jouer les "pompiers-pyromanes". — Jean Ayissi AFP/Archives

Rien ne va plus pour le groupe «Le Monde». Eric Fottorino, actuel directeur du quotidien, s’était proposé comme président du directoire du groupe, en remplacement du directoire démissionnaire, pour ne pas rajouter de «crise à la crise», avait-il argué. Mais ce lundi, les actionnaires externes (Alain Minc, Jean-Louis Beffa, Etienne Pflimlin, Pierre Richard, Mario Colaiacovo, Claude Perdriel, Pierre Lescure, Marie-Louise Antoni, Régis de Laroullière) n’ont pas validé sa candidature.

Alors que, le 25 janvier prochain, plus personne ne sera à la tête du groupe - c’est la date de la démission effective du directoire précédent, le groupe «Le Monde», en mauvaise passe financière (150 millions d’euros d’endettement pour le groupe, 5 millions d’euros de perte pour le seul quotidien en 2007) devrait être confié à un administrateur judiciaire et finir au Tribunal de commerce.

Pourtant, en interne, la Société des Rédacteurs du Monde (SRM) ainsi que l'Association Hubert Beuve-Méry, actionnaires du groupe, ont redit qu'ils voulaient éviter la nomination d'un administrateur provisoire et leur désir de voir s'ouvrir le plus rapidement possible une discussion entre actionnaires partenaires et actionnaires internes.

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