VIDEO. Trois humoristes contestent la «censure» de Pierre-Emmanuel Barré sur France Inter

LIBERTE D'EXPRESSION L’humoriste s’était dit « censuré » par France Inter pour une chronique en faveur de l’abstention au deuxième tour de la présidentielle…

Noémie Seguin

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Charline Vanhoenacker, Alex  Vizorek et Guillaume Meurice contestent la "censure" du chroniqueur Pierre-Emmanuel Barré par France Inter.
Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek et Guillaume Meurice contestent la "censure" du chroniqueur Pierre-Emmanuel Barré par France Inter. — SIPA/AFP

C’est sur la page de Facebook de l’émission « Si tu écoutes, j’annule tout » que trois humoristes de France Inter, Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek et Guillaume Meurice, ont pris la défense de leur station, estimant que, contrairement à ce qu’affirmait jeudi le chroniqueur Pierre Emmanuel Barré, il n’a pas été censuré pour un sketch pro abstention au deuxième tour de la présidentielle.

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Les trois humoristes soulignent que « la censure est un mot qui ne devrait pas être manié avec autant de légèreté ». « Soupçonner la radio de service public de censure est une chose grave. Et au moment précis où le Front national est finaliste de l’élection présidentielle, c’est encore plus grave », ajoutent-ils.

Le sketch posté sur Facebook

« Dans l’heure où cette chronique a été refusée, sous le coup d’une réaction épidermique d’un animateur-producteur (réaction que nous pouvons comprendre), la chaîne a rapidement offert au chroniqueur de la dire sur l’antenne, sans en changer un mot, nous nous en sommes assurés personnellement », ajoutent Charline Vanhoenacker, Alex Vizorek et Guillaume Meurice. « Si tel n’avait pas été le cas, nous l’aurions accueillie dans notre émission le jour même », précisent-ils. Ils expliquent s’exprimer sur France Inter parce qu’ils y sont « libres, plus libres qu’ailleurs : on peut se payer la direction, les annonceurs, LE SYSTÈME ! », écrivent-ils dans leur texte.

Pierre-Emmanuel Barré, avait préféré démissionner et poster le sketch de la discorde sur sa propre page Facebook, vidéo devenue très vite virale. Ses anciens collègues terminent leur message Facebook par un petit conseil : « Si vous êtes tentés d’appeler "censure" une demande de modification de votre texte par un producteur, un directeur ou un emmerdeur, c’est très simple, faites comme nous et refusez d’emblée de soumettre votre texte pour lecture avant l’antenne. » A bon entendeur.