Prix Pulitzer 2017: Plusieurs journaux attaqués par Donald Trump récompensés

POLITIQUE Parmi les journaux salués, le «New York Times» ou le «Washington Post», soit des publications que le président ou son administration ont régulièrement attaquées...

20 Minutes avec agence
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Donald Trump à Washington, le 4 avril 2017.
Donald Trump à Washington, le 4 avril 2017. — WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

The Washington Post, The Wall Street Journal ou le New York Times… Les prestigieux prix Pulitzer du journalisme américain ont récompensé cette année plusieurs articles sur la campagne électorale américaine. Des enquêtes menées notamment par des journalistes œuvrant au sein de publications maintes fois montrées du doigt par le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump.

Un journal « malhonnête et bidon »

David Fahrenthold du Washington Post a ainsi remporté le prix du « reportage national » pour « un modèle de journalisme transparent », selon le comité du Pulitzer. Au menu : un nouveau mode d’investigation du journaliste qui a demandé l’aide de ses abonnés sur Twitter pour retrouver la trace de dons de Donald Trump à des œuvres caritatives. Pour rappel, en juin 2016, celui qui était alors candidat à la Maison Blanche affirmait sur Twitter que le Washington Post était un journal « malhonnête et bidon ».

Peggy Noonan, du Wall Street Journal, a, elle, été saluée pour « des articles magnifiquement présentés ayant connecté les lecteurs aux vertus partagées des Américains pendant l’une des campagnes politiques les plus clivantes de la nation ».

Quatre prix Pulitzer pour ProPublica

Le Pulitzer « service public », le plus convoité, est revenu au New York Daily News et au site d’information ProPublica pour avoir mis au jour l’application abusive par la police de la réglementation concernant les expulsions. Le lundi, ProPublica, organisation à but non lucratif qui se décrit comme indépendante, a décroché son quatrième prix Pulitzer. Lui qui le 3 avril dernier, était défini comme « un blog gauchiste » par le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer.

Le New York Times, que Donald Trump adore baptiser « failing New York Times » (« en faillite ») ou le profesionnel des « fake news », est reparti avec le prix du « reportage international » pour s’être penché sur les efforts du président russe Vladimir Poutine afin d’étendre l’influence russe à l’étranger, y compris avec des assassinats, du harcèlement en ligne et des coups montés contre des opposants.

Lutte antidrogues aux Philippines et fusillade à Chicago

Côté photojournalisme, c’est le photographe indépendant Daniel Berehulak qui a remporté le Pulitzer pour la catégorie photo « Breaking news », portant sur la lutte antidrogues aux Philippines [clichés publiés dans le New York Times].

Enfin, le prix de la « photo de reportage » est revenu au Chicago Tribune qui a publié le portrait d’un enfant de 10 ans, qui a survécu à une fusillade à Chicago, et de sa mère s’employant à reprendre le cours de leur vie après ce drame.