L'OMS ne rigole pas avec les embargos

R. B. - ©2007 20 minutes

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L'Organisation mondiale de la santé, faut pas lui en conter : la semaine dernière, l'institution a puni le New York Times en refusant de lui donner la moindre info pendant deux semaines. Un silence radio imposé jusque chez ses employés.

Mais en plus, l'OMS a communiqué à outrance sur le « crime » du quotidien, qui n'a pas respecté un « embargo » (délai qu'exige parfois une source avant la parution d'une info). « L'article en question, intitulé « Sharp Drop in Deaths From Measles reported » (forte baisse de la mortalité rougeoleuse) a été publié sur le site Internet du New York Times après que la journaliste eut participé à une séance d'info par téléphone frappée d'embargo », précise l'OMS. « Le non-respect d'un embargo est une violation du code d'honneur entre journalistes et entre les journalistes et leurs sources », insiste l'OMS, qui dit ne pas « prendre les embargos à la légère ». On n'avait pas remarqué.