Le CSA ouvre une procédure de sanction contre le président de Radio Courtoisie

MÉDIAS La procédure concerne Henry de Lesquen, le président de Radio Courtoisie et candidat autoproclamé à la présidentielle, pour « discrimination » et « non-maîtrise de l’antenne »…

20 Minutes avec AFP

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Capture d'écran du site Internet de Radio Courtoisie
Capture d'écran du site Internet de Radio Courtoisie — www.radiocourtoisie.fr

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a engagé une procédure de sanction contre Henry de Lesquen, président de Radio Courtoisie et candidat autoproclamé à la présidentielle, pour « discrimination » et « non-maîtrise de l’antenne », a indiqué ce mercredi à l’AFP une source proche du dossier.

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« Un certain nombre de dérapages »

Le CSA a relevé « un certain nombre de dérapages » ces derniers mois dans « Le libre journal d’Henry de Lesquen », son émission sur Radio Courtoisie, selon cette source qui n’a pas donné davantage de détails.

Il a désigné un rapporteur issu du Conseil d’Etat pour instruire cette procédure dont la sanction la plus dure peut aller jusqu’à la suppression de l’émission ou le retrait de la fréquence de Radio Courtoisie.

Une récidive 

Le régulateur avait déjà mis en demeure la radio à deux reprises pour discrimination et non-maîtrise de l’antenne en 2012 et 2013. Le 21 mai 2012, Henry de Lesquen, ancien haut fonctionnaire de 66 ans, avait affirmé dans son émission qu’il existait des « races inférieures » et des « races supérieures ».

En 2013, il avait qualifié le mariage entre personnes du même sexe « d’abject et contre-nature », « sans qu’aucun des invités en plateau n’exprime d’opinion contraire ou nuancée », regrettait le CSA dans sa décision.

La récidive vaut à Radio Courtoisie l’ouverture d’une procédure de sanction.

Six mois de prison avec sursis ?

En octobre 2015, le CSA avait en outre été interpellé concernant des propos de Henry de Lesquen tenus sur son compte Twitter, un réseau pour lequel le régulateur n’est pas compétent.

La justice poursuit par ailleurs Henry de Lesquen pour 14 textes publiés sur son site et ses comptes Twitter, pour « injures publiques, contestation de crimes contre l’humanité et provocation à la haine raciale ».

Le procureur a requis six mois de prison avec sursis tandis que la défense a réclamé la relaxe, en défendant « la liberté du commentaire ». Le jugement a été mis en délibéré au 25 janvier.