« Touche pas à mon poste » : Le CSA engage une procédure de sanction contre C8

POLEMIQUE Le 13 octobre, Jean-Michel Maire, le chroniqueur de Cyril Hanouna, avait embrassé par surprise la poitrine d’une comédienne. Un comportement jugé sexiste...

20 Minutes avec AFP

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Soraya embrassée en direct chez Hanouna par Jean-Michel Maire
Soraya embrassée en direct chez Hanouna par Jean-Michel Maire — Capture C8

Plusieurs séquences ne passent pas. Le gendarme de l’audiovisuel a engagé une procédure de sanction, doublée d’avertissements, à propos de trois séquences polémiques de l’émission de l’animateur Cyril Hanouna Touche pas à mon poste, a annoncé ce mercredi le CSA, saisi de nombreuses plaintes de téléspectateurs.

La mise en demeure concerne le jour où Jean-Michel Maire a embrassé une jeune femme par surprise. « Le Conseil a considéré que cette séquence méconnaissait les dispositions de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986, notamment en véhiculant des préjugés sexistes et en présentant une image dégradante de la femme », selon le communiqué.

Mise en scène d’un faux crime et insultes

La mise en garde concerne pour sa part une séquence diffusée le 27 septembre 2016 où l’animateur vedette de C8 avait insulté Matthieu Delormeau. « Le Conseil a considéré que l’agression verbale de l’animateur à l’encontre de l’un des chroniqueurs constituait un manque de retenue dans la diffusion de telles images susceptible d’humilier les personnes », poursuit le communiqué.

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Le CSA a saisi son rapporteur indépendant, une procédure qui peut déboucher sur des sanctions, concernant une séquence du 3 novembre où l’animateur avait mis en scène un faux crime et poussé son chroniqueur Matthieu Delormeau à en prendre la responsabilité.

« Une mesure sera prise »

A la veille de l’examen, le président du CSA a déjà donné le ton : « Il est clair qu’une mesure sera prise », a déclaré mardi Olivier Schrameck. « Je fais la part de l’humour, du pastiche. Mais lorsqu’il y a des anomalies, des débordements, qui transforment la distraction en avilissement, il est légitime d’intervenir », a-t-il ajouté.