iTélé: Les salariés reconduisent la grève pour le 23e jour d'affilée

MÉDIAS La reconduction de la grève a été votée par 80 % des voix…

20 Minutes avec AFP

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Lors d'une manifestation de soutien devant iTélé à Boulogne, le 28 octobre 2016.
Lors d'une manifestation de soutien devant iTélé à Boulogne, le 28 octobre 2016. — ALAIN JOCARD / AFP

Le mouvement se poursuit. Les salariés d’iTélé ont voté ce mardi la reconduction de leur grève jusqu’à mercredi midi pour un 23e jour d’affilée par 80 % des voix (98 favorables, 5 contre, 19 abstentions), ont annoncé les grévistes.

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Une offre de la direction insatisfaisante 

Ce vote est intervenu au lendemain d’une proposition de la direction d’amélioration des conditions de départ des salariés, qui souhaitent quitter la chaîne. Cette offre ne répond pas, selon les grévistes, à leurs revendications. « Les principaux points de blocage restent le départ de Jean-Marc Morandini et l’obtention de garanties d’indépendance pour la rédaction », a déclaré mardi un journaliste de la chaîne à l’AFP. « La direction veut nous briser le moral », a-t-il estimé.

« Quand bien même la direction serait hyper généreuse, aucun salarié ne souhaitait partir de cette chaîne à la base », a protesté une autre salariée.

Une cagnotte mise en place pour soutenir les grévistes

A l’arrêt depuis plus de trois semaines, la chaîne d’information en continu ne couvrira pas les élections américaines, la direction ayant décidé d’annuler la « nuit américaine », une décision dont s’est émue sur Twitter la correspondante historique du groupe Canal + aux Etats-Unis, Laurence Haïm.

« On espère tous que ça va se terminer très vite. Economiquement, financièrement aussi », confiait lundi soir le journaliste d’iTélé Florent Peiffer à Yann Barthès, ancien du groupe Canal + passé sur TMC.

Une cagnotte mise en place pour soutenir les grévistes avait reçu plus de 800 dons mardi en début d’après-midi. Le journaliste Florent Peiffer a également dépeint l’atmosphère pesante de la chaîne : « il y a beaucoup de douleur, il y a des pleurs des fois. On est assez traumatisés ».