«On n'est pas couché»: Voici la preuve que Vanessa Burggraf a les qualités requises pour assurer

TELEVISION « 20 Minutes » vous explique pourquoi la journaliste qui remplacera Léa Salamé à la rentrée est parfaite pour ce poste…

Vincent Julé et Fabien Randanne

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Vanessa Burggraf sur France 24 en septembre 2014.
Vanessa Burggraf sur France 24 en septembre 2014. — France 24

Laurent Ruquier a choisi. La nouvelle chroniqueuse d’On n’est pas couché qui remplacera Léa Salamé, s’appelle Vanessa Burggraf, une journaliste de France 24 que l’animateur a repérée l’été dernier pour sa capacité à mener un débat. Et si l’on s’en tient à l’histoire de l’émission, elle remplit tous les critères pour trouver sa place sur le plateau et devenir une chroniqueuse de choc à la rentrée.

  • Atout n°1 : être méconnu(e)

Laurent Ruquier est connu pour avoir découvert nombre d’humoristes que ce soit en tant que producteur de spectacles (Gaspard Proust, Vincent Dedienne, Michael Gregorio…) ou avec l’émission On n’demande qu’à en rire (Arnaud Tsamere, Jérémy Ferrari), mais il ne faut pas oublier qu’il en a fait de même pour les chroniqueurs, journalistes et snipers. Si Michel Polac n’avait pas attendu l’animateur pour se faire un nom, Eric Zemmour, Eric Naulleau, Natacha Polony, Aymeric Caron ou Léa Salamé peuvent le remercier.

Non pas qu’il ait lancé leurs carrières, mais ils étaient avant surtout des signatures, des voix. Et il a leur donné un visage, les a amenés au grand public. Car ce sont moins leurs écrits dans la presse ou en librairie, que leurs apparitions télévisées qui ont séduit Laurent Ruquier. Chacun, avant On n’est pas couché, avait réussi à se faire une petite place sur le petit écran, que ce soit Natacha Polony multi-invitée de Ce soir (ou jamais), Eric Naullau de Ça balance à Paris ou Eric Zemmour et Léa Salamé dans Ça se dispute sur iTELE. Toutes des émissions de débats (animés). Vanessa Burggraf, jusqu’ici essentiellement connue des fidèles de France 24, a tapé dans l’œil de l’animateur de France 2 cet été. Il a été convaincu par sa manière d’animer un débat sur la crise grecque.

  • Atout n°2 : être cultivé(e)

Ou, du moins, donner l’impression de l’être. Mais attention à ne pas en faire trop. Ceux qui ont regardé la première prestation de Yann Moix à On n’est pas couché face à Michel Houellbecq ou Christine Angot se souviennent encore de cette désagréable impression de ne rien comprendre aux propos alambiqués de ces champions de librairie. « La complexité fait aussi partie de la vie. Je ne suis pas là pour plaire à Cyril Hanouna et son aréopage de pétomanes appointés. Je ne vais baisser de quinze crans pour un public qui n’existe pas », s’était défendu le chroniqueur auprès de 20 Minutes

Ce qui ne l’a pas empêché de faire en sorte que ses prestations suivantes soient davantage compréhensibles. Si le dictionnaire des citations est votre livre de chevet, que vous maîtrisez l’art de placer une référence à Bourdieu par ci, une autre à Kant par là, et que vous êtes fan des private jokes sur les guerres napoléoniennes, vous serez sur le plateau comme un poisson dans l’eau. Gageons que Vanessa Burggraf, qui a fait hypokhâgne et khâgne avant de poursuivre vers un DEA de Lettres et un DESS de sciences politiques aura le bagage nécessaire pour faire des étincelles.

  • Atout n°3 : avoir de la poigne

Un chroniqueur d’On n’est pas couché n’est pas sur le plateau pour jouer les Bisounours. Muriel Robin, invitée en 2006, n’était visiblement pas au courant. « J’ai besoin d’être aimée et ce n’est pas le cas ici », avait déclaré l’humoriste avant de quitter le plateau. Tout le contraire de Jean-Luc Mélenchon, fan déclaré du talk-show même s’il n’y a jamais été ménagé. « C’est une émission difficile, exigeante, on attend longtemps avant de passer, on y joue beaucoup. Parfois, on peut se faire avoir. Mais même quand les chroniqueurs exagèrent, on a la possibilité de les remettre dans une difficulté où ils tentaient eux-mêmes de vous mettre », a déclaré l’homme politique à L’Opinion.

Bref, pour tenir pleinement son rôle de chroniqueur ou chroniqueuse du samedi soir, il faut avoir de la poigne et ne pas avoir peur des joutes verbales. Si les téléspectateurs dénoncent votre hargne : bingo ! Si on vous roule dans la boue sur Twitter : jackpot ! C’est que vous excellez dans l’exercice. Cela tombe bien, Vanessa Burggraf n’a pas peur des clashs « C’est ce qui fait l’attrait de l’émission, confie-t-elle dans les colonnes du Parisien ce lundi. Il y a un côté match de boxe. C’est ça qui est excitant. »