Le directeur de l'information de France Télévisions Michel Field, le 5 avril 2016
Le directeur de l'information de France Télévisions Michel Field, le 5 avril 2016 — JOEL SAGET AFP

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France Télévisions: Malgré la motion de défiance, Michel Field est maintenu à son poste

L'ex-patron de France 5 est en pleine tourmente...

Malgré la fronde des journalistes de France Télévisions, qui ont largement voté la motion de défiance contre Michel Field, Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, a annoncé le maintien du directeur de l’information ce mercredi matin.

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« Je confirme Michel Field et la confiance que j’ai en lui pour mener les réformes au rythme prévu », a déclaré la présidente du groupe dans un entretien au Monde, reconnaissant toutefois les « maladresses » du directeur de l’information.

Delphine Ernotte annonce par ailleurs qu’elle a chargé le journaliste Alain de Chalvron, ex-directeur de la rédaction de France 2, d’une « mission rapide sur les dysfonctionnements au sein de l’information à France Télévisions » afin d’apaiser les tensions, comme elle l’explique dans un courrier interne. Il devra remettre ses conclusions « début juin 2016 », en fixant « les bases d’un climat de travail apaisé », précise-t-elle dans ce courrier.

Des inflexions sur la forme, pas sur le fond

« A l’information, il y a (…) beaucoup de changements. Si on ajoute à cela les maladresses de Michel Field, on a une situation que l’on peut qualifier de malaise », admet Delphine Ernotte. « Il y a une situation de crise. Il faut écouter, c’est ce que j’ai fait en rendant visite aux rédactions (…)», poursuit-elle. « Si je dois me faire un reproche, c’est de ne pas m’en être occupée plus tôt », ajoute-t-elle.

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Avant même le vote mardi de la rédaction, Michel Field avait annoncé qu’il ne quitterait pas son poste. Il avait aussi admis quelques « maladresses » sur la forme, sans rien renier sur le fond de ses décisions qui font polémique au sein du groupe : suppression d’émissions phares, production d’une émission politique en externe et un pilotage de la future chaîne d’info contestée.