France Télévisions: «Je n'ai pas l'intention de démissionner», assure Michel Field

MEDIAS Le patron de l’info de France Télévisions dit avoir entendu « le malaise et les critiques »…

20 Minutes avec AFP

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Michel Field, le directeur de l'information de France Télévisions
Michel Field, le directeur de l'information de France Télévisions — PAVIOT Tristan

Il dit entendre « le malaise et les critiques ». Michel Field, directeur de l’information à France Télévisions, et contre lequel une motion de défiance a été rédigée par les journalistes, assure qu’il n’a « pas l’intention de démissionner », dans un entretien au Parisien, samedi.

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« Quand il y a une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre. On écoute ce que cela veut dire et on y répond. Je n’ai pas l’intention de démissionner », dit-il au quotidien. Et d’ajouter : « j’entends le malaise et les critiques. C’est ce que j’ai dit hier aux chefs de service des éditions de France 2, France 3 et France TV Info que j'ai vus longuement. » « Il s’agit de tisser un lien que je n’ai pas su tisser à mon arrivée. J’hérite d’une immensité de dossiers simultanés », explique-t-il.

« L’indépendance est le trésor du service public »

Michel Field, nommé en décembre, reconnaît qu’il « a eu tort d’adopter une attitude désinvolte sur le plateau de Canal + dimanche (Il y commente notamment le mouvement de grève du jeudi précédent en lançant : « Comme disait Jacques Chirac, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre »). Je suis directeur de l’information du service public, ma parole a un poids ».

Il assure d’autre part que « l’indépendance est le trésor du service public », qu’il est là « pour la défendre de toutes les pressions des pouvoirs politiques et économiques ». Et Michel Field « réaffirme solennellement que pas une seule question n’a été soumise au palais », pour l’émission « Dialogues Citoyens » avec François Hollande, sur France 2 jeudi soir.

Enfin, Michel Field annonce « renoncer » au projet de confier à un producteur extérieur l’une des émissions politiques de la rentrée. « J’ai entendu les demandes de la rédaction de maîtriser pleinement les émissions politiques et j’y souscris. »