Etats-Unis: Avec sa fausse une choc, le «Boston Globe» s'engage contre Donald Trump

POLITIQUE Le prestigieux journal américain a imaginé à quoi pourrait ressembler la première page de son édition du 9 avril 2017, si Donald Trump devenait président...

20 Minutes avec AFP

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Le «Boston Globe» a publié sur son site Internet une fausse Une datée du 9 avril 2017 et imaginant Donald Trump président des Etats-Unis...
Le «Boston Globe» a publié sur son site Internet une fausse Une datée du 9 avril 2017 et imaginant Donald Trump président des Etats-Unis... — AP/SIPA

« Les expulsions vont commencer », « Les émeutes continuent », « Des soldats américains refusent l’ordre d’exécuter des familles de membres de Daesh »… Ces titres s’affichent sur la première page du Boston Globe… daté du 9 avril 2017. Le célèbre quotidien américain a publié ce dimanche sur son site Internet une fausse Une imaginant ce qui ferait l’actualité dans un an si Donald Trump était élu président des Etats Unis.

Les articles, inventés de A à Z, racontent comment le milliardaire s’est engagé dans un discours à expulser 11,3 millions d’immigrés clandestins « si vite que vous en aurez la tête qui tourne » ou évoquent des droits de douanes passant à 45 % pour des produits importés de Chine. Selon ce scénario, les marchés réagissent très mal et l’indice Dow Jones de la Bourse de New York perd plus d’un tiers de sa valeur en trois semaines.

Un vrai éditorial

L’éditorial qui accompagne ces faux articles est, quant à lui, complètement vrai. Intitulé « Le parti républicain doit arrêter Trump », le quotidien s’engage contre le candidat à la primaire républicaine. La vision qu’a Trump de l’avenir des Etats-Unis est décrite comme « profondément dérangeante » et contraire aux valeurs essentielles de la nation. Cette vision « nécessite une opposition active et engagée », clame l’éditorial.

Le Boston Globe exhorter les républicains à « agir de la manière la plus censée : mettre tous les obstacles légitimes possibles sur la route de Trump ». Il appelle également le parti à ne pas « s’accommoder d’un candidat aussi radical - et peut-être plus dangereux - en choisissant Ted Cruz. » « Si le parti trouve le courage d’écarter celui qui est arrivé en tête, il devrait être plus facile d’en faire de même avec le second », estime le journal.

« Les standards du parti républicain méritent d’être incarnés par un homme honnête et respectable, comme Romney ou Ryan [président de la Chambre des représentants] », suggère le Boston Globe. Sur Twitter, le prestigieux quotidien a partagé cette fausse Une en l’assortissant de ce message : « La première page que l’on espère ne jamais avoir à imprimer. »