Une poétesse écrit un post privé sur la masturbation, Facebook supprime son compte

CENSURE La poétésse espagnole Luna Miguel a simplement posté la couverture, tout ce qu'il y a de plus soft, de son prochain livre qui parle de la masturbation féminine...

M.P.

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Luna Miguel, telle qu'elle se présente sur son compte Twitter.

Luna Miguel, telle qu'elle se présente sur son compte Twitter. — Luna Miguel

Pas de téton, ni de photo explicite de sexe… Tout le monde sait que Facebook a la censure rapide et facile, voire grotesque (mais c’est un autre débat que vous pouvez retrouver et ) quand il s’agit de corps humain. Il semble aussi qu’il faut désormais faire attention à ce qu’on y écrit aussi, pour peu que cela touche le corps, surtout s’il s’agit du corps féminin.

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Ainsi, comme l’a repéré Actualitté, une poétesse et journaliste espagnole s’est fait purement et simplement supprimer son compte Facebook mercredi dernier par l’entreprise américaine, après un post sur son mur privé la photo, vaguement explicite, de son prochain livre dédié à la masturbation féminine, El dedo (le doigt).

 

Couverture de El Dedo, de Luna Miguel
Couverture de El Dedo, de Luna Miguel - Capture d'écran

Une photo accompagnée d’un bref texte poétique sur la masturbation. Peu après, Facebook a suspendu son compte. Ce dont s’est émue la journaliste et poétesse sur twitter :

Dans un premier temps, son compte a été signalé de manière préventive, ce qui a amené la jeune femme à contacter Facebook pour obtenir gain de cause. En vain. Luna Miguel a publié également la réponse de Facebook, après qu’elle s'est plainte. Le réseau social de Marck Zuckerberg lui annonce purement et simplement que la décision de suspendre son compte est sans appel et définitive. Donc, qu’elle ne peut plus utiliser Facebook.

Dans un post de blog, la poétesse s’émeut : « Soudain, parce que j’ai parlé de masturbation, clitoris, ou de masturbation, je suis devenu quelqu’un "dangereux ». Et de noter : « Sur Facebook, il y a des pages qui incitent à la haine des autres races, qui incitent à la maltraitance des animaux, qui incitent au sexisme, à la violence, à l’anorexie (…). Sur Facebook il y a tant de haine, et il me semble injuste que moi, qui n’a simplement partagé que de l’art et de la littérature, je me vois privée d’un service qui est aussi un outil de travail ». Et l’artiste de conclure : « Comment un doigt peut-il faire du mal ? ».

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