Le poids de la note contre le « Choc » des photos

Anne Kerloc'h - ©2007 20 minutes

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Ce sera 100 000 euros la photo de vacances. Les clichés de François Hollande en plein bécotage d'orteils de sa compagne à la une de Choc valent au mag un passage par la case tribunal. « Nous voulons mettre un terme aux dérives des tabloïds, lance son avocat, Gilles Beres. Ce n'est pas parce que le couple Royal-Hollande a été surmédiatisé que ce dernier n'a plus droit d'avoir une vie privée. » Hollande demande 100 000 euros - qu'il s'engage à reverser à une association de chômeurs - pour violation de la vie privée et du droit à l'image. Du côté de Choc, on parle de « satire politique ». « Ces photos sont anodines et badines, rétorque Richard Malka, avocat du magazine. On n'a rien révélé, ni le visage ni le nom de sa compagne. Et quand il se baigne à Saint-Jean-Cap-Ferrat, on n'est pas dans le registre du privé. » L'audience aura lieu vendredi... devant le même tribunal qui a condamné Closer à 15 000 euros d'amende à la demande de la compagne de Hollande. Et peut-être devant la même magistrate. Choc aura-t-il droit au même sort que son confrère en pipolerie politique ? Verdict en fin de semaine.