Privé de nouvelles aides à la presse, «Valeurs Actuelles» porte plainte

MEDIAS Privé des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement, l’hebdomadaire de droite « Valeurs Actuelles » a porté plainte devant la Commission européenne ce lundi…

20 Minutes avec AFP
— 
L'hebdomadaire de droite «Valeurs actuelles».
L'hebdomadaire de droite «Valeurs actuelles». — A. Gelebart / 20 Minutes

« Un préjudice grave, massif et immédiat », selon l’hebdomadaire de droite. Valeurs actuelles, privé des nouvelles aides à la presse accordées par le gouvernement, a riposté lundi en portant plainte contre la France devant la Commission européenne, selon son propriétaire.

>> Les journaux en crise multiplient les appels aux dons

Une « plainte formelle » contre la France

Le groupe Valmonde a adressé lundi « une plainte formelle » contre la France « pour aide d’Etat incompatible avec le Traité de l’Union européenne », et qui causerait un « préjudice grave, massif et immédiat » à l’hebdomadaire. Cette aide d’Etat « procure un avantage sélectif à certaines entreprises » et « faussera gravement la concurrence du fait de la fragilité du secteur de la presse politique », selon la lettre envoyée par Valmonde au commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager.

Des conditions d’obtention

Début novembre, le ministère de la Culture a étendu les aides à la presse au titre du pluralisme d’opinions, jusqu’ici réservées aux quotidiens, à une cinquantaine de titres, allant du Monde Diplomatique à Témoignage Chrétien. Deux conditions : ne pas dépasser les 300.000 exemplaires et ne pas avoir été condamné pour racisme, antisémitisme ou incitation à la haine ou à la violence au cours des cinq dernières années.

Cette dernière condition exclura notamment Valeurs Actuelles, un des dix grands magazines généralistes français, condamné pour provocation à la discrimination envers les musulmans en février. Ou encore des publications moins importantes comme Minute, condamné en 2014 pour incitation à la haine homophobe, ou Rivarol, condamné pour provocation à la haine antisémite, deux publications marquées à l’extrême droite.