Gilles Pélisson: Trois choses à savoir sur le futur PDG de TF1

TÉLÉVISION Officiellement nommé mercredi, Gilles Pélisson prendra ses fonctions en février...

F.R. avec AFP

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Gilles Pélisson, le 13 mai 2008.
Gilles Pélisson, le 13 mai 2008. — AFP

En février, il succédera à Nonce Paolini à la tête du groupe TF1. Gilles Pélisson, 58 ans, est bien connu du monde des affaires et son nom ne tardera pas à devenir familier pour ceux qui suivent l’actualité des médias français. Petite présentation, en trois points.

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  • Il ne connaît pas grand-chose aux médias

Gilles Pélisson a un CV cinq étoiles. Notamment du côté de son expérience de PDG. Ce Lyonnais d’origine, diplômé de l’Essec et d’Harvard, est passé par Eurodisney, Noos, Bouygues Telecom et Accor… Des postes très gratifiants mais qui ne dessinent pas le profil d’un spécialiste de l’univers des médias. Mais ce qui aurait pu jouer en sa défaveur s’est révélé être un atout. « Pour transformer une industrie, il faut arriver avec un regard neuf », avance ainsi Jeremie Berrebi, un investisseur dans des start-ups, qui a connu Gilles Pélisson il y a plus de quinze ans. « Il a été administrateur de TPS et de TF1 et je suis sûre qu’il sera très à l’aise dans l’univers de la télé », précise anonymement une proche citée par Le Parisien – Aujourd’hui en France.

  • Il n’est pas un patron « à la papa »

Le futur PDG de TF1 est présenté par ses proches collaborateurs comme « un patron à l’américaine, facile d’accès, très direct ». « Son style de management est moderne : (…) il décroche au téléphone et aime prendre contact directement », raconte René Marc Chikli, président du syndicat des voyagistes Seto au Parisien. D’autres le décrivent comme quelqu’un de « très humain », « très attaché à la famille ». Mais pour Michel Légalité, ancien délégué CGT au sein du groupe Accor, si Gilles Pélisson est « sympathique », il se serait, lors de son mandat, montré davantage préoccupé par la rentabilité d’Accor que par le dialogue social.

  • Il ne vit pas en France

Deux ans après avoir été évincé d’Accor en 2010, avec 5 millions d’euros d’indemnités, Gilles Pélisson est parti s’installer en Belgique. Une domiciliation qui pourrait faire jazzer puisqu’il s’apprête à diriger le groupe propriétaire de la première chaîne de télévision française. Son entourage tentait de désamorcer l’éventuelle polémique dès l’officialisation de sa nomination en affirmant qu’il reviendrait en France.