Propos sur la «race blanche»: Alain Delon tire son chapeau à Nadine Morano

REACTION L'acteur, qui est un «ami de Jean-Marie Le Pen depuis cinquante ans», prend la défense de l'eurodéputée...

20 Minutes avec AFP

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Alain Delon aux obsèques de Georges Lautner le 5 décembre 2013 à Paris
Alain Delon aux obsèques de Georges Lautner le 5 décembre 2013 à Paris — Bertrand Guay AFP

Alain Delon prend, dans la presse magazine, la défense de Nadine Morano qui a évoqué une «race blanche», et lui tire même son chapeau, s'interrogeant sur la «race» d'un pays comme «le Kenya» .

«Juste une question: Le Kenya est un pays de quelle race? Les gens sont noirs. C'est une polémique ridicule, grotesque, qui n'a aucun sens», estime l'acteur dans un long entretien à TV Magazine à l'occasion de son 80e anniversaire qu'il fêtera le 8 novembre.

Nadine Morano «a des c... de tenir comme elle tient et de dire : "Je vous emmerde tous, je dis ce que je pense et je continuerai à le dire". Chapeau!», dit encore Alain Delon.

«Le FN représente six millions de personnes»

Après la Seconde Guerre mondiale, la génétique a conduit à abandonner la notion de races, en montrant l'unité génétique de tous les êtres humains, même s'il existe des nuances et des différences, rappellent les scientifiques.

Interrogé sur le Front National, le «Samouraï» affirme qu'il n'est pas proche de ce parti: «Et, si je l'étais, pourquoi n'en aurais-je pas le droit? L'extrême gauche et Mélenchon, c'est valable, mais l'extrême droite, non?»

«Le Front national représente quand même six millions de personnes. C'est 6 millions de cons? On a le droit de ne pas aimer, mais on doit le respecter», dit encore Alain Delon.

«Ami de Jean-Marie Le Pen depuis cinquante ans»

«Je suis un ami de Jean-Marie Le Pen depuis cinquante ans (...) Sur le Front national, j'ai simplement dit que je trouvais ça normal que les gens se rapprochent de ce parti parce qu'ils en ont marre. Marre de tout! Et c'est pour ça qu'ils sont prêts à aller n'importe où. Je le confirme: les gens ne savent plus où ils en sont, alors pourquoi pas le Front national...», observe l'acteur.

A propos de la politique menée par François Hollande et Manuel Valls, Alain Delon affirme «qu'(il) a connu la France du général de Gaulle et c'était autre chose».

«Depuis, (La France) a été plutôt en se dégradant. Gauche, droite, tous les coups sont permis. Ce qui se passe est dégueulasse, d'où le désintérêt des Français pour la politique», estime l'acteur.