Le «Wall Street Journal» aux mains de Murdoch?

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La vente de Dow Jones, éditeur du Wall Street Journal, reste donc suspendue à la décision des Bancroft, qui contrôlent Dow Jones avec 64% des droits de vote, et qui sont très divisés sur cette transaction. Ils devraient se réunir dans les jours prochains pour se prononcer, selon le Wall Street Journal.
La vente de Dow Jones, éditeur du Wall Street Journal, reste donc suspendue à la décision des Bancroft, qui contrôlent Dow Jones avec 64% des droits de vote, et qui sont très divisés sur cette transaction. Ils devraient se réunir dans les jours prochains pour se prononcer, selon le Wall Street Journal. — Stan Honda AFP/Arch.

Rupert Murdoch, magnat australien des médias, est sur le point de racheter le «Wall Street Journal». Le conseil d'administration du groupe Dow Jones, éditeur du journal, a donné son accord. Reste, avant de conclure la transaction, à attendre le feu vert de la famille Bancroft, qui contrôle Dow Jones (avec 64% des droits de vote).

«Le conseil d'administration est prêt à approuver, et recommander à ses actionnaires, y compris les membres de la famille Bancroft, un accord de fusion avec le groupe News Corp. (de Rupert Murdoch) qui a proposé de racheter la totalité des actions Dow Jones pour 60 dollars par action», a annoncé Dow Jones mardi soir dans un communiqué.

D’autres repreneurs en lice

Si le conseil de Dow Jones a voté pour la vente à une très large majorité, trois administrateurs s’y sont opposé, dont deux membres de la famille Bancroft, Christopher Bancroft et Leslie Hill. Ceux-ci cherchent en effet d’autres investisseurs prêts à acheter le journal à meilleur prix que celui proposé par Murdoch (5 milliards de dollars). Christopher Bancroft a ainsi sollicité des fonds d'investissement pour acquérir suffisamment d'actions Dow Jones pour bloquer une vente à Murdoch.

Leslie Hill, elle, a cherché d'autres repreneurs, comme le milliardaire Ron Burkle, qui avec le fondateur du site internet MySpace, Brad Greenspan, a proposé un rachat partiel. Mais aucune contre-offre convaincante n'est apparue, après le retrait du conglomérat General Electric, du britannique Pearson et de Microsoft.

L'indépendance éditoriale

Un point reste à éclaircir: comment le journal pourra-t-il continuer à enquêter sur Murdoch en toute liberté? Réponse ici.

Quant au verdict final, il sera donné dans quelques jours.