Canal+: Il n'y a «pas de plan B» pour remplacer Maïtena Biraben, assure Vincent Bolloré

TÉLÉVISION Le président du groupe Canal+ était ce jeudi l'invité de la matinale de RTL...

F.R.

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Vincent Bolloré, le 29 septembre 2015.
Vincent Bolloré, le 29 septembre 2015. — AFP

Depuis le début de l’été, il joue à chamboule-tout au sein du groupe Canal+, dont il a pris la tête au printemps, ce qui lui vaut un bon nombre de critiques. Vincent Bolloré était ce jeudi l’invité de la matinale de RTL. Voici ce qu’il faut retenir de son entretien

  • Maïtena Biraben ne sera pas remplacée de sitôt

Elle connaît une rentrée agitée au Grand Journal, entre audiences en berne et polémiques, mais elle a toute la confiance de Vincent Bolloré. Maïtena Biraben « est là depuis quatre semaines. On ne peut pas juger sur quatre semaines », commente le patron de Vivendi qui assure qu’il n’y a « aucun plan B » et que la présentatrice sera maintenue jusqu’en 2022. Le dirigeant du groupe Canal + insiste : « Maïtena et l’équipe de Flab [qui produit l’émission] sont des gens que je soutiens parce que je pense qu’ils sont excellents et tous les gens [sic] sont en train de reconnaître que [Le Grand Journal] est une belle émission. »
 

  • Le cryptage old-school fait son retour

Trop de programmes en clair tue Canal+. C’est, en substance, ce que pense Vincent Bolloré pour qui le crypté est synonyme de curiosité attisée. Il a ainsi annoncé que le cryptage vintage, celui qui fait « krrr krrrr scrrrritch » fera son retour prochainement afin de nourrir la frustration des non-abonnés. « Il faut qu’on se dise le soir :"Oh la la, je n’ai pas le bon match, je n’ai pas la bonne série, je n’ai pas la bonne émission !" », imagine Bolloré, certain que ce dépit incitera le téléspectateur à s’abonner. Le glas des programmes en clair n’a pas pour autant sonné, mais les six heures non-cryptées les samedis et dimanches, « c’était un peu trop », juge-t-il.
 

  • La réussite se trouverait dans le long terme

Vincent Bolloré n’est pas sourd aux critiques parce que « on en tire toujours quelque chose ». Mais il demeure convaincu que Canal+ est une « maison qui est dans un modèle essoufflé » et qu’il est donc « obligé de changer un certain nombre de choses ». Méthode Coué en avant, le patron du groupe Canal+ est décidé à « investir beaucoup dans les contenus : le cinéma, le sport, les émissions, la culture » en pensant que « tout ça va porter ses fruits » sur le long terme.