Amendement sur les chansons francophones: Les radios privées n'appliqueront pas les quotas mardi

RADIO Elles protestent contre le soutien du gouvernement à un amendement qui vise à éviter que les mêmes tubes tournent en boucle sur les ondes...

20 Minutes avec AFP

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Le DJ Morgan Nagoya, lors d'un concert NRJ, à Trélazé, le 9 juillet 2015.
Le DJ Morgan Nagoya, lors d'un concert NRJ, à Trélazé, le 9 juillet 2015. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/NMA 2015/SIPA

Les radios privées n'appliqueront pas mardi les quotas légaux de chansons francophones pour protester contre le soutien du gouvernement à un amendement qui vise à éviter que les mêmes tubes tournent en boucle sur les ondesMalgré les quotas qui imposent aux radios privées de diffuser 40% de chansons en français, les députés ont relevé que sur certaines antennes, «10 titres francophones peuvent représenter jusqu'à 75% des diffusions francophones mensuelles», ce qui «ne permet plus aux nouveaux talents de rencontrer leur public».

Opposées à cet amendement, adopté par les députés en commission et qui doit être examiné prochainement par l'Assemblée nationale, les radios des groupes Lagardère (Europe 1, RFM, Virgin Radio), NRJ, RTL ainsi que les radios indépendantes annoncent lundi dans un communiqué suspendre «leur participation au dispositif des quotas francophones pour 24 heures».

Mieux mettre en valeur la jeune création française, pour Pellerin

Ce matin, la ministre de la Culture Fleur Pellerin avait soutenu l'amendement adopté par l'Assemblée, estimant qu'il mettra «mieux en valeur la jeune création française». Ce que demandent les députés aux radios privées, «c'est de remplir mieux l'obligation de promouvoir la diversité culturelle en diffusant un peu plus de dix titres pour remplir cette obligation», a déclaré Fleur Pellerin sur France Inter.

«Cette loi existe déjà et n'est pas appliquée dans l'esprit de ce qu'a voulu le législateur, c'est-à-dire qu'elle est respectée en passant les dix titres qui font le top 10 des classements des chansons. Donc, les gens écoutent toute la journée des rotations des mêmes titres et je crois que ce n'est pas ce qu'on entend par diversité culturelle», a expliqué Fleur Pellerin.

«Sur un mois, il faudra passer un ou deux titres supplémentaires, ce n'est pas une atteinte liberticide comme j'ai pu le lire mais, au contraire, cela permettra de mettre mieux en valeur la jeune création française», a-t-elle ajouté.