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TF1 enquête, Dailymotion et YouTube trouvent la parade

Comment lutter contre la diffusion de ses programmes sur le Net quand on est une grande chaîne de télé?

Comment lutter contre la diffusion de ses programmes sur le Net quand on est une grande chaîne de télé? Si Canal + s’est lancé dans la bataille judiciaire contre les sites de partage de vidéos, TF1 a décidé de ne pas porter plainte contre Dailymotion et YouTube. Pour l’instant.

«Nous faisons un état des lieux et des conséquences concrètes que ces sites ont en matière de détournement d'images mais nous n'avons pas décidé à ce jour de mener des actions judiciaires», explique TF1. «Au même titre que la plupart des autres éditeurs, nous nous posons la question de savoir comment contrer le piratage et nous étudions toutes les voies possibles dont la négociation».

Sur les sites de vidéos, les extraits de JT de Jean-Pierre Pernaut, de «Secret Story» et d’autres émissions phares de la première chaîne abondent.

TF1 et Dailymotion: frères ou ennemis?


Est-il difficile de sévir dans certains cas? Dailymotion et TF1 ont en effet des affaires en commun, puisque le premier est le partenaire technique de Wat.tv – le site collaboratif de vidéos de TF1 - et s’occupe de transformer en flash les séquences envoyées par les internautes amateurs.

«On ne comprendrait pas du tout qu’il y ait attaque en justice aujourd’hui alors que l’on travaille main dans la main avec les ayant-droits pour résoudre ces problèmes, déclare Benjamin Bejbaum. Avec TF1 comme avec beaucoup d’autres ayant-droits, on essaie de protéger leurs contenus avant de passer des deals commerciaux avec eux. Et on est en train d’y arriver!»

La solution proposée par Dailymotion s’appelle «Audible Magic», un logiciel qui empêcherait la mise en ligne des contenus protégés (à condition que les TF1 et consorts fournissent les empreintes digitales de ces fichiers).

Gérer les contentieux a posteriori pour YouTube

YouTube, attaqué par les médias américains Viacom, NBC Universal ou la ligue de football anglaise, a choisi une autre parade. Il ne s’agit pas de freiner la diffusion a priori, comme tente de le faire Dailymotion, mais d’apaiser les détenteurs des droits a posteriori, en laissant en ligne les vidéos incriminées mais en proposant un partage des revenus publicitaires qu’elles génèrent sur la plate-forme. Une solution acceptée par France 24 et Euronews ou CBS, des chaînes qui envisagent différemment la dispersion de programmes sur l’Internet.