Retour de la pub sur France Télévisions après 20h: Les médias privés s’inquiètent

ECONOMIE Dans un courrier adressé à Manuel Valls des patrons de chaînes et radios privés disent qu’ils restent « fragilisés par plusieurs années de crise »…

A.G.

— 

L'un des habillages du jingle lançant la page de publicités sur France 2.
L'un des habillages du jingle lançant la page de publicités sur France 2. — France Télévisions

L’éventuel retour de la publicité après 20 heures sur France Télévisions inquiète beaucoup les médias privés. Le Figaro indique ce mercredi que les patrons de chaînes (TF1, M6, NextRadioTV) et de radios privées (RTL, NRJ ou encore Radio Classique), ainsi que plusieurs dirigeants de la presse écrite ont écrit à au Premier ministre Manuel Valls mardi pour protester.

>>> A lire aussi : Et si la publicité revenait après 20 h sur France Télévisions...

« Nous vous avions fait part l’année dernière de nos inquiétudes relatives à toute ouverture d’écrans publicitaires sur le service public audiovisuel, alors que l’ensemble du secteur privé français de la télévision, de la radio et de la presse restait fragilisé par plusieurs années de crise et une concurrence renforcée de la part des nouveaux acteurs internationaux de l’Internet », indiquent les signataires dans le courrier, publié par le quotidien national.

« France Télévisions a vu ses recettes augmenter de 5 % »

Ils soulignent ensuite que « France Télévisions a vu ses recettes augmenter de 5 % entre 2007 et 2014, malgré la suppression de la publicité commerciale en soirée, et alors que marché publicitaire de la télévision baissait de 12 %. » Et d’ajouter : « En 2014, le groupe France Télévisions a disposé, pour seulement cinq chaînes, de 2,830 milliards d'euros de ressources. Dans le même temps, les vingt chaînes gratuites privées qui vivent de leurs seules recettes publicitaires ont dû se partager seulement 2,7 milliards d'euros. »

Les patrons terminent leur courrier en demandant à pouvoir rencontrer le Premier ministre pour lui « faire part de [leurs] plus vives inquiétudes quant à l’évolution de [leur] secteur ».