«La Tribune» et «Les Echos» ne veulent pas être sur le même bateau que Bernard Arnault

MEDIAS Opération vote-face dans la presse économique...

Alice Antheaume

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Jeudi, LVMH a confirmé être entré en négociation exclusive avec le propriétaire des Echos, le britannique Pearson, pour racheter le groupe.
Jeudi, LVMH a confirmé être entré en négociation exclusive avec le propriétaire des Echos, le britannique Pearson, pour racheter le groupe. — Eric Piermont AFP/Archives

Le ton est monté d’un cran chez les salariés de «La Tribune» et des «Echos», les deux quotidiens économiques. Le premier, propriété de Bernard Arnault (le patron de LVMH), est en passe d’être vendu. Le second, propriété de Pearson, serait bientôt racheté par ce même Bernard Arnault.

«L’homme le plus riche de France va temporairement se retrouver à la tête des deux quotidiens économiques nationaux, note un communiqué commun des deux titres. Il se trouve ainsi en position de contrôler l’information économique en France.»

Les journalistes des «Echos» craignent de ne pas pouvoir écrire librement sur les activités du luxe et sur la cote de LVMH en bourse si Bernard Arnault est leur propriétaire. Quant aux salariés de «La Tribune», ils redoutent de se faire brader. «Libre d’organiser sa propre concurrence, Bernard Arnault pourra ainsi orchestrer la liquidation de «La Tribune» en choisissant un repreneur peu soucieux d’assurer la pérennité du titre et la garantie de l’emploi des salariés de «La Tribune»», signale encore le communiqué.

«La Tribune» et «Les Echos» demandent désormais à être reçus par Christine Albanel, la ministre de la Culture et de la Communication, vendredi 29 juin.