« On n'achète pas un journal comme une marque »

©2007 20 minutes

— 

Frédéric Malye

Président du Forum des Sociétés de journalistes (SDJ).

L'indépendance

des journalistes

est-elle menacée ?

Les signes calamiteux se multiplient : perquisition au Canard, nomination d'un proche de M. Sarkozy à la direction de TF1, censure sur l'abstention de Cécilia Sarkozy au JDD... Les Sociétés de journalistes (SDJ), garantes d'un éditorial équilibré, se réveillent depuis la fin de l'idylle entre journalistes et patrons de presse. Les Echos viennent de créer une SDJ. M. Arnault, patron de LVMH, saura qu'on n'achète pas un journal comme une marque ou un atelier de sellerie.

Pourquoi réunir les 27 SDJ du forum aujourd'hui ?

Pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur notre indépendance. Nous allons réclamer un statut légal défini pour les SDJ, dont un droit de veto sur la nomination des directeurs de rédaction.

Vous voulez aussi

une nouvelle charte

de déontologie ?

Oui, car les textes datent. Ils ne prennent même pas en compte l'existence d'Internet. Il est donc capital d'en écrire une nouvelle.