Arrêt définitif de l’image

TELEVISION Clap de fin pour l'émission «Arrêt sur images»...

Raphaëlle Baillot

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Les craintes de Daniel Schneidermann se sont vérifiées. Son émission «Arrêt sur images» est bel et bien éconduite.

Hier, en début d’après-midi, Philippe Vilamitjana, patron des programmes de France 5, a téléphoné à Alain Taïeb, producteur d’«Arrêt sur Images». Un appel qui sonnait le tocsin du magazine dominical sur la télévision, à l’antenne depuis 1995.
«Il m’a dit que nous serions remplacés à la rentrée par une émission d’actualité et de décryptage des médias, je lui ai répondu que c’était exactement ce que fait «Arrêts sur image» », déplore Alain Taïeb. Cette fin abrupte ne touche pas qu’ «ASI».
L’année prochaine, le téléspectateur ne retrouvera pas «Etats Généraux», «Madame, Monsieur, Bonsoir», «l’Atelier de la Mode», «Mondes et Merveilles» et «Ubik, la mensuelle».

Lundi après-midi, Daniel Schneidermann a réagi sur son blog. Pour lui, l'hypothétique baisse de l'audience n'est pas en cause. Il s'agit d'une décision politique.«Tout au long de la campagne, Nicolas Sarkozy a été mis en difficulté une fois et une seule, sur un plateau de télévision. C’était à Ripostes, à propos des chiffres de la délinquance, par le magistrat Serge Portelli».

Explications de la chaîne: «Ces décisions s’inscrivent dans une démarche de renouvellement de l’offre de la chaîne pour faire face au contexte de concurrence accrue d’un paysage audiovisuel en pleine évolution».

Quant à Daniel Schneidermann, il devrait s’employer à trouver une chaîne d’asile à «ASI».