Agnès Saal: Le contrat de taxis G7 pour la présidence de l'INA était illégal

MÉDIAS L’Institut national de l’audiovisuel (INA) a révélé mercredi que le contrat aurait dû faire l’objet d’un appel à concurrence…

20 Minutes avec AFP

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Le siège de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) à Bry-sur-Marne.
Le siège de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) à Bry-sur-Marne. — BERTRAND GUAY / AFP

Le contrat de taxis passé par l’INA en mai 2014 avec la compagnie G7, peu après l’arrivée d’Agnès Saal à la présidence de l’institution, était illégal, a-t-on appris mercredi auprès de l’Institut national de l’audiovisuel.

En effet, celui-ci aurait dû faire l’objet d’une mise en concurrence, a expliqué l’INA à l’AFP : « Le montant de la dépense ne nécessitait pas un marché public mais aurait dû imposer une mise en concurrence minimale entre au moins trois entreprises, via une demande de devis ». Cette déclaration vient confirmer une information du site Buzzfeed France.

L'affaire se poursuit

L’abonnement avec Taxis G7, signé en mai 2014 et dédié à la présidence, a été résilié le 29 avril 2015, a ajouté la source de l’AFP. L’Ina a par ailleurs un contrat avec la société Alpha taxis, destiné à tout le personnel, depuis 1992. Dans les deux cas (Alpha Taxi et G7), l’ordonnance de 2005 sur les marchés publics n’a pas été respectée. L’Ina précise préparer « un appel d’offre formalisé » pour le contrat de taxis destiné à l’ensemble du personnel.

L’affaire des taxis de l’Ina se poursuit donc. Agnès Saal, son ex présidente-directrice, avait été poussée à la démission fin avril après avoir été épinglée pour avoir dépensé plus de 40.000 euros de taxis en dix mois, dont 6.700 euros par son fils qui disposait de son code de réservation auprès de G7. Elle est aujourd’hui poursuivie pour détournement de fonds publics aggravé.